A Louvain-la-Neuve, on fauche le lac à l’ancienne, avec des chevaux

Dans quelques semaines, les vannes seront refermées et le lac pourra se remplir à nouveau. Mais avant cela, il faut procéder au fauchage, ce qui demande une certaine délicatesse pour éviter de compacter le sol et d’écraser la petite faune présente sur le site. Pour la première fois, ce sont donc des chevaux de trait qui effectuent le travail.
"Le cheval de trait est très maniable, explique Thibaut Thyrion, garde forestier de l’UCLouvain. S’il y a une pierre dans le lac, s’il y a un problème de vase, s’il y a moins de portance, il va pouvoir l’éviter, ressentir le terrain. De plus, comme c’est une fauche mécanique, il y a très peu de bruit. Les micromammifères ou les invertébrés qui sont là ont le temps de bouger. On n’a donc pas d’effets nocifs sur les espèces qui se sont installées ici."
Une fois la fauche terminée, les plantes seront ramassées. Et en novembre, comme prévu, le lac retrouvera sa fonction de bassin d’orage et son apparence habituelle. A condition, bien sûr, que la pluie revienne.
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