“On a un vrai problème”: De Wever reporte son discours de politique générale faute d’accord
Budget
Le Premier ministre ne prononcera pas mardi à la Chambre le traditionnel discours sur l'état de l'union, a-t-il fait savoir dimanche soir dans un communiqué. Il poursuivra les discussions budgétaires dans les jours qui viennent. Il a également exclu l'hypothèse de commencer l'année prochaine sous le régime des douzièmes provisoires.
Source: BELGA
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"Le Premier ministre constate qu'aucun accord n'a, à ce stade, été trouvé au sein du gouvernement sur un nouveau budget. Par conséquent, le 'State of the Union' (discours sur l'état de l'union) ne sera pas prononcé ce mardi 13 octobre. Le Premier ministre poursuivra les discussions au sein du gouvernement dans les prochains jours", a-t-il annoncé.
“Compte tenu de la gravité de la situation budgétaire et de l’évolution des marchés financiers, un scénario de douzièmes provisoires n’est pas une option. Le Premier ministre ne l’acceptera pas. À court terme, un signal clair et fort doit être envoyé afin de démontrer que notre pays poursuivra le redressement de ses finances publiques de manière crédible et durable”, a-t-il averti.
Les négociations dans l’impasse
Le Premier ministre, Bart De Wever, a reçu dimanche ses vice-Premiers ministres pour des entretiens bilatéraux. “La situation est extrêmement grave”, a averti Vincent Van Peteghem (CD&V). “On a un vrai problème”, a reconnu David Clarinval (MR).
Maxime Prévot (Les Engagés) a appelé chacun à faire preuve du sens des responsabilités. “La situation politique est effectivement délicate, mais la situation économique et financière de notre pays est bien plus grave encore. Veillons tous à nous conduire en adultes afin d’être à la hauteur de nos responsabilités”, a-t-il déclaré.
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Le MR
Depuis samedi soir, le MR est pointé du doigt, en particulier en raison de son refus catégorique d'envisager la réforme de la TVA proposée par Bart De Wever, qui ferait passer le taux maximal de 21 à 22 % et fusionnerait les taux de 6 % et 9 % en un taux unique de 12 %. Cette proposition fait partie de l’un des grands blocs de mesures qui doivent permettre de trouver les 10 milliards d’euros convenus avant l’été d’ici 2029.
Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a maintenu dimanche matin sa position dans un message publié sur les réseaux sociaux. Il assume “d’être un problème pour ceux qui veulent faire de la vieille politique”, qui passerait par une augmentation de la fiscalité pour résoudre les problèmes budgétaires.
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“Nous sommes constructifs”
Car les libéraux se voulaient clairs: le problème ne se résume pas à la TVA. Tel que présenté, le nouveau tableau budgétaire soumis par le Premier ministre à ses partenaires fait reposer l’effort sur de la fiscalité bien au-delà de la proportion d’un neuvième prévue dans l’accord de gouvernement. De trois à quatre fois plus au cours des premières années, affirmaient-ils.
David Clarinval, a chiffré à 1,2 milliard d’euros la part des 10 milliards reposant sur la fiscalité, ce qui est réalisable, selon lui, sans toucher à la TVA. Il s’est défendu de bloquer le jeu. “Nous sommes constructifs”, a-t-il assuré.
Si la position la plus fermée semble être celle du MR, l’attitude de Vooruit est aussi mise en cause. Les socialistes se disent prêts à discuter de certaines dépenses mais en mettant de telles conditions qu’elles paralysent également les négociations, disait-on au MR.
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De Wever fragilisé?
Traditionnellement, le Premier ministre prononce le deuxième mardi d’octobre son discours de politique générale pour l’année qui vient. Mais faute d’accord budgétaire, le gouvernement devra reporter cette échéance.
Cette situation pourrait fragiliser le Premier ministre. L’an dernier, il n’avait pas non plus bouclé les travaux à temps. Ce n’est que le 25 novembre qu’un accord avait été trouvé avant d’être en partie renié quelques jours plus tard. L’Arizona avait dû commencer l’année sous le régime des douzièmes provisoires alors que le gouvernement est de plein exercice.
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Une perspective que Bart De Wever ne veut pas envisager. Il a mis en garde jeudi contre l'effet boule de neige de la dette publique qui pourrait se produire à politique inchangée dès 2029, voire plus tôt encore. Or, il s'est toujours montré clair : s'il a endossé le costume de Premier ministre, c'est d'abord pour assainir les finances de l'État.
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