Incendie sur une base militaire en Alberta | Un exercice dans un champ de tir de grenades à l’origine du feu

Le feu mortel sur la base militaire de Wainwright, en Alberta, a été déclenché en raison d’un entraînement dans un champ de tir de grenades automatiques. Quelques jours après la tragédie, le bilan demeure le même, avec quatre décès et 39 blessés, dont la majorité est toujours hospitalisée.
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L’incendie est le « résultat » d’un entraînement dans un champ de tir de grenades qui était en cours sur la base militaire, a annoncé Vanessa Hanrahan, commandante du Groupe de la Police militaire des Forces canadiennes, en conférence de presse à Edmonton jeudi soir.
Le feu était sous contrôle jusqu’à ce que le vent change de direction rapidement et se propage dans une autre zone de la base, où un autre entraînement était en cours, a détaillé Mme Hanrahan.
Selon le bilan officiel, 27 des 39 blessés sont toujours à l’hôpital, dans une « condition sérieuse », rapporte Wade Rutland, major-général des Forces armées canadiennes (FAC). De ce nombre, 13 personnes sont dans un état jugé critique. « Dans les prochains mois, la guérison et la réhabilitation les attendent. À long terme, ils pourront retourner au service militaire si possible et nous soutiendrons leur transition si ce ne l’est pas », a dit M. Rutland.
Tous ont souligné l’« excellente » coordination et collaboration des différents services d’urgence pendant la tragédie. La cheffe d’état-major de la Défense, Jennie Carignan, affirme avoir « le cœur brisé » par cette tragédie.
« J’offre mes plus de sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. Je sais que les mots ne peuvent pas soulager votre chagrin, mais sachez que nous sommes à vos côtés et que nous veillerons à ce que vous receviez des soins et le soutien dont vous avez besoin », a-t-elle déclaré devant les médias.
Les proches et les camarades des militaires blessés et décédés sont pris en charge par les services de l’armée.
INFOGRAPHIE LA PRESSE
Les infrastructures de la base militaire n’ont pas été endommagées par le feu, selon le major-général Wade Rutland.
Plus d’un mois d’enquête nécessaire
La Police militaire des FAC et une commission d’enquête interne mènent des investigations parallèles sur l’accident.
La commission d’enquête est un processus administratif permettant de faire la lumière sur les circonstances derrière la tragédie et d’émettre des recommandations pour éviter que d’autres accidents similaires se produisent, surtout si un aspect « systémique » est en jeu, a précisé Mme Carignan.
Toutes les avenues sont explorées par les enquêtes, dont la thèse criminelle, qui ne peut pas encore être écartée, a soutenu Vanessa Hanrahan de la police militaire.
Au moins un mois sera nécessaire pour mener les enquêtes à terme, a annoncé le major-général Wade Rutland. Il s’est ravisé sur ses propos de dimanche, lorsqu’il avait soutenu que le résultat des enquêtes pourraient arriver d’ici un mois.
« Pendant que les enquêtes se poursuivent, nous examinerons certaines choses comme nos munitions et nos mesures de sécurité d’entraînement et de champs de tir, a dit M. Rutland. Si [les enquêtes] trouvent que nos procédures, nos entraînements, nos équipements ou nos politiques doivent changer, elles changeront », a-t-il ajouté.
PHOTO JOHN ULAN, LA PRESSE CANADIENNE
Wade Rutland, major-général des Forces armées canadiennes, faisait le point jeudi soir sur la tragédie survenue à la base militaire de Wainwright quelques jours plus tôt.
Les soldats canadiens prennent des risques et travaillent parfois dans des conditions dangereuses, autant dans leurs opérations qu’en entraînement, selon M. Rutland. Toutefois, « le fait que le service militaire entraîne des risques n’enlève pas la responsabilité de comprendre ce qui s’est passé et d’apprendre toutes les leçons possibles », a-t-il concédé.
Par ailleurs, l’entraînement a déjà recommencé à la base de Wainwright dans les derniers jours, a-t-il indiqué. Rappelons qu’il s’agit d’une des bases militaires les plus actives au pays.
Une cérémonie commémorative publique en hommage aux quatre militaires décédés dans l’incendie pourrait avoir lieu un jour, mais pas tout de suite, soutient M. Rutland. « Pour le moment, notre concentration est sur les familles [des défunts et des blessés]. »
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