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Monday, September 14, 2026

Trois ans après Anatomie d'une chute, la jeune révélation Milo Machado Graner surprend avec ce joli film référencé et mélancolique

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Trois ans après "Anatomie d'une chute", AlloCiné a pu retrouver Milo Machado Graner, révélation de la Palme d'or de Justine Triet. Le jeune acteur a repris les études et continue à accompagner la sortie de longs métrages choisis avec soin. Rencontre.

Impossible de l'oublier dans Anatomie d'une chute ! Milo Machado Graner décrochait un rôle remarquable et remarqué dans le film de Justine Triet, lauréat de la Palme d'or. Depuis, le jeune acteur a continué les tournages en parallèle de ses études qu'il a tenu à poursuivre.

Il a multiplié les registres, de la comédie dramatique dans le milieu sportif avec Mercato, au film cinéphile semi documentaire d'Arnaud Desplechin, Spectateurs. A Cannes, où nous l'avons rencontré il y a quelques mois, il venait défendre deux longs métrages, là aussi, aux registres très différents. D'abord, Adieu monde cruel, qui vient de sortir au cinéma, et le film d'animation Carmen, l'oiseau rebelle (que l'on pourra découvrir au cinéma le 16 décembre prochain). Rencontre sur la Croisette !

AlloCiné : Peux tu nous présenter Adieu monde cruel ?

Milo Machado Graner : C'est l'histoire d'un jeune homme nommé Otto, que j'interprète, qui rate sa tentative de suicide et va vivre caché dans un hôtel à Lisieux, recueilli par une jeune fille. C'est un premier film très beau, très romanesque. L'équipe était très jeune et nous étions très proches sur le tournage. Il a fait la clôture de la Semaine de la critique à Cannes.

Est-ce que c'est un exercice avec lequel tu es à l'aise, parler de toi et donner des interviews ?

Plus ou moins ! Le faire en marchant, c'est un peu particulier ! Il faut faire attention où l'on va, tout en parlant de manière naturelle.

Qu'est-ce qu'on te demande le plus souvent ?

Des questions un peu plus personnelles, comme la façon dont j'ai commencé le cinéma, ou beaucoup de questions sur l'après-Anatomie d'une chute. Et puis les questions classiques sur la manière dont je suis arrivé sur un projet. A force de répéter les choses, on sait ce qu'on va dire. Le tout, c'est que ça ne paraisse pas trop récité.

Anatomie d'une chute est sorti il y a trois ans. Qu'on t'en parle encore aujourd'hui montre que le film a marqué les gens. Comment tu réagis à ça ? Tu as envie qu'on passe à autre chose ?

Oui et non. Trois ans, c'est long dans ma vie, mais ce n'est pas si énorme. Le film m'a énormément marqué moi aussi, donc je trouve ça compréhensible qu'on en parle encore. Ça ne me dérange pas du tout, d'autant que ça ne m'a pas enfermé dans un type de rôle. Au contraire, c'est grâce à ce film que certains réalisateurs ont découvert mon visage, tout en me proposant des choses différentes par la suite. C'est toujours un plaisir d'en parler.

Selon toi, pourquoi ce film a tant marqué le public ? Qu'est-ce qu'on t'en dit ?

Me concernant, on me parle surtout de la façon dont j'ai joué la cécité, ou de la relation avec le chien ! De manière plus générale, les gens ont aimé le jeu des acteurs, l'ambiance, le rythme... C'est difficile de savoir exactement pourquoi un film touche autant, mais le résultat est là.

Tu es toujours en contact avec l'équipe du film ?

Oui, carrément ! On s'écrit de temps en temps pour donner des nouvelles. On se croise aussi parfois à Cannes ou ailleurs.

Et est-ce que tu as revu le chien Snoop ?

Je l'ai revu une fois lors d'une présentation, un an après le tournage. Il m'a reconnu, c'était trop sympa ! Je ne l'ai pas recontacté depuis, mais je fais un gros bisou à sa maîtresse Laura si elle nous lit.

Tu es acteur, mais tu continues tes études en parallèle. Tu peux nous expliquer où tu en es ?

J'ai décidé de faire des études en plus du cinéma. Je suis actuellement en prépa littéraire au lycée Condorcet à Paris. C'est très intense, donc j'ai mis les tournages en pause pendant deux ans. Il se trouve que les deux films que je présente cette année à Cannes ont été tournés il y a un ou deux ans.

C'est important pour moi d'aller au bout de ce cursus, aussi par rapport à ma famille où tout le monde a fait des études poussées. Je verrai après les concours. Pendant longtemps, le cinéma n'était pas mon projet principal, mais j'y pense de plus en plus. Si je décide de m'y consacrer pleinement, je ferai une école d'art dramatique pour me former.

Vers quel type de cinéma tu aimerais t'orienter par la suite ?

J'aime l'idée de faire des choses très différentes : varier les univers, les budgets, alterner entre premiers films, court-métrages, projets grand public ou films d'auteur. Ce qui me plaît, c'est d'incarner des personnages variés qui ne me ressemblent pas forcément.

Si tu ne poursuis pas dans le cinéma, quel autre métier tu te verrais faire ?

Depuis tout petit, je rêve d'être professeur. Le cinéma m'est tombé dessus un peu par hasard. Si je n'en avais pas fait, j'aurais probablement été prof d'histoire ou de philosophie. Ce sont des matières que j'adore.

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