Procès de jihadistes français en Irak: six accusés condamnés à la perpétuité, un à 15 ans de réclusion criminelle

Ce mardi 27 octobre, le tribunal de Bagdad a rendu ses premiers verdicts dans le cadre des procès des jihadistes français transférés de Syrie en juillet 2025. Six détenus sur les 47 transférés ont été condamnés à la perpétuité et un à 15 ans de réclusion criminelle. En vertu de la loi antiterroriste, ils encouraient la peine de mort.
Publié le :
2 min Temps de lecture
Avec notre correspondante à Bagdad, Marie-Charlotte Roupie
Au début de l'audience, le juge irakien demande de se lever. Puis l'un après l'autre, les sept détenus qui avaient répondu aux questions du juge lors de l'audience précédente sont amenés à la barre. C'est la fin d'un procès commencé en septembre dernier.
Le juge leur explique : « Les preuves accumulées contre vous et votre reconnaissance d’appartenance au groupe État islamique suffisaient à vous condamner à la peine de mort. » Mais il affirme que le tribunal a voulu leur laisser une seconde chance.
Six d'entre eux sont condamnés à la perpétuité, soit 20 ans d’emprisonnement en Irak. Pour le plus jeune d’entre eux, 24 ans, le verdict est un peu allégé et donne le ton du tribunal concernant les jeunes Français emmenés par leurs parents en Syrie et devenus adultes en détention. Il est condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
30 jours pour faire appel
Avant de quitter la salle, l’un des détenus demande : « Prenez-vous en compte les sept ans de détention effectués en Syrie dans l’application de la peine ? » La réponse du juge est sans détour : « Non, seulement l’année passée en Irak depuis votre transfert de Syrie. »
Les condamnés ont 30 jours pour faire appel. L'un de leurs avocats, Me Abbas al-Maliki, a précisé qu'un pourvoi serait formé auprès de la Cour de cassation irakienne.
Pour les 40 autres détenus français transférés en Irak l’an passé, les audiences se poursuivent. Ces 47 membres présumés de l'EI d'origine française avaient été transférés des geôles du nord-est de la Syrie en Irak en 2025 dans le cadre d'un accord sécuritaire supervisé par l'armée américaine.
À lire aussiIrak: les avocats de Français accusés de jihadisme «interdits» de territoire par Badgad
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.