La revue de presse : il était une fois la gendarmerie

La nostalgie est à la mode. La vie est un éternel recommencement, souligne l’éditorialiste du Morgen. Mais tout ne mérite pas un come-back, explique le journal flamand.
Il n’y a aucune raison d’être nostalgique de la gendarmerie : ancien service de police militarisé, avec sa propre hiérarchie rigide, un État dans l’État, déployé régulièrement comme force antiémeute, explique encore De Morgen. Une institution qui a disparu, entre autres, car certains gendarmes de haut rang avaient un pied dans la grande criminalité, ajoute l’éditorialiste.
Face à la violence des dernières semaines, De Morgen comprend la tentation : oui, ce serait logique de vouloir une police plus forte et capable de sanctionner plus vite. Une partie de la population demande une meilleure protection face aux casseurs, notamment les commerçants. Mais croire qu’une police militarisée, armée de matraques et de balles en caoutchouc, apportera une solution est une illusion, ajoute l’éditorialiste. L’espace public ne se gère pas avec l’armée, glisse de son côté De Standaard.
La France a une gendarmerie, une force nationale antiémeute. Et regardez le résultat, se désole De Morgen. Derrière la réponse sécuritaire, comme la France le fait, les aveux d’échec se multiplient, titre Le Soir en Une.
Le risque, souligne le quotidien, est surtout celui d’une surenchère de la violence. Si tout n’était pas parfait il y a 30 ans, une chose a permis de ne pas mettre le feu au pays, explique Le Soir, en citant le Premier ministre de l’époque, Jean-Luc Dehaene : le dialogue.
Les parents de Julie et Mélissa, et tous les autres, auraient pu appeler à la violence, et auraient certainement réussi, mais ils ne l’ont pas fait.
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