La Chine connaît une légère croissance économique, mais reste marquée par le choc énergétique mondial

La Chine a enregistré une croissance économique de 4,5 % au troisième trimestre par rapport à l'an dernier. C'est un peu plus que ce que les économistes attendaient et en légère augmentation par rapport au trimestre précédent. C'est toutefois dans le bas de la fourchette que Pékin s'est fixé pour 2026, alors que sa prévision était déjà la plus basse depuis des décennies. La deuxième économie du monde subit le choc énergétique mondial et ne parvient toujours pas à doper sa consommation intérieure.
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Le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà revu à la baisse la croissance chinoise, à 4,5 % pour 2026. Le chef adjoint du bureau national des statistiques le reconnaît : l'économie chinoise pâtit d'un contexte international « complexe et volatil », mais aussi d'une demande intérieure « insuffisante ».
Les ventes de détail ont certes augmenté d'1,1 % en septembre, mais elles ont en réalité stagné si l'on inclut l'inflation. La production industrielle chinoise a progressé de 5,5 % le mois dernier, mais toujours et avant tout en lien avec la demande étrangère de semi-conducteurs et le boum de l'intelligence artificielle.
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L'industrie chinoise en surcapacité
Le reste de l'industrie chinoise est en surcapacités, avec des excédents qui se déversent sur les marchés internationaux. L'Union européenne a d'ailleurs tenté d'y mettre un terme début octobre en négociant avec Pékin un plafond maximum d'importations de voitures hybrides chinoises. Mais l'excédent commercial chinois - soit 1 200 milliards de dollars l'an dernier - devrait encore battre des records cette année.
Face à un important chômage des jeunes et à une crise de l'immobilier qui se prolonge en Chine, les autorités ont, à la fin du mois dernier, annoncé un vaste plan de relance ciblé sur des subventions aux prêts immobiliers et aux investissements dans les infrastructures et les secteurs innovants.
Le choc énergétique mondial causé par la guerre contre l'Iran et la langueur persistante de la consommation intérieure compliquent cette ambition et contrecarrent la vigueur des exportations, dopées par l'intelligence artificielle.
La Chine représente un tiers de la croissance mondiale. Elle est aussi le premier importateur mondial de pétrole brut.
La Chine a affiché officiellement une croissance de 5 % en 2025. Mais le pays peine à retrouver le dynamisme d'avant la pandémie de Covid-19. L'économie fait face à une crise opiniâtre de l'immobilier, à l'endettement des collectivités locales, à des surcapacités de production, des pressions déflationnistes et à un fort chômage des jeunes.
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