Gouvernement St-Pierre Plamondon | Alex Boissonneault nommé directeur des communications et porte-parole du premier ministre

(Québec) Il aurait pu être ministre, disait Paul St-Pierre Plamondon, mais il a été défait le cinq octobre dernier. Alex Boissonneault aura toutefois un nouveau rôle à jouer dans le gouvernement péquiste : celui de porte-parole du premier ministre, un peu comme ce qu’on voit à la Maison-Blanche.
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L’ex-député d’Arthabaska a été nommé jeudi directeur des communications et porte-parole du premier ministre. Le premier rôle est plus classique : il devra élaborer, planifier et coordonner les stratégies de communication pour s’assurer de la cohérence générale du message qu’envoie le gouvernement péquiste.
Le deuxième rôle est inédit au parlement du Québec, où les élus prennent généralement toute la place. Comme porte-parole du premier ministre, M. Boissonneault parlera au nom de M. St-Pierre Plamondon. « Il pourra ainsi me représenter lors de conférences de presse et d’évènements publics afin de présenter certaines orientations gouvernementales, particulièrement lorsque celles-ci concernent plusieurs ministères », a indiqué M. St-Pierre Plamondon dans une déclaration écrite.
Il aura donc à « représenter publiquement, à titre de porte-parole du premier ministre, le ministère du Conseil exécutif dans la communication de ses priorités interministérielles ».
Cette façon de faire est inédite au Québec, et rappelle un peu le rôle des porte-parole de la Maison-Blanche aux États-Unis : on peut penser à Karoline Leavitt avec Donald Trump ou Karine Jean-Pierre avec Joe Biden.
Paul St-Pierre Plamondon précise aussi que M. Boissonneault sera délégué du premier ministre en matière « d’affirmation nationale ».
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Paul St-Pierre Plamondon et Alex Boissonneault
La marquise offusquée
« Son mandat comportera également une dimension unique et fondamentale : l’affirmation de l’identité nationale québécoise. À tous les niveaux de l’action gouvernementale, il veillera à promouvoir la spécificité du Québec, à valoriser sa culture et à redonner toute leur place à ses symboles nationaux », a indiqué M. St-Pierre Plamondon.
Hyperactif sur les médias sociaux, M. Boissonneault n’avait pas attendu l’annonce officielle pour recadrer les messages. L’ex-journaliste à Radio-Canada, diplomate et chroniqueur à l’antenne du 98,5 FM Jean-François Lépine avait sévèrement critiqué au matin M. St-Pierre Plamondon pour avoir boudé le sommet Canada-UE. « Cessez de jouer à la Marquise offusquée. Vous avez été élu avec un appui très fragile. Nous espérions que vous alliez comprendre », a-t-il écrit sur X en interpellant directement le premier ministre.
C’est Alex Boissonneault qui lui a donné la réplique. « Je me demande franchement qui joue à la marquise. Le sommet dont on parle est essentiellement composé de non-élus, et le gouvernement du Québec y envoie son négociateur en chef », a-t-il rétorqué, en affirmant que « se tenir debout n’est pas la même chose que s’offusquer ».
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