À la recherche du foyer originel des langues celtiques

La paléogénétique peut-elle aider à identifier le foyer originel des peuples et des langues celtiques ?
Par Sara de Lacerda le Abonnés
La côte atlantique comme berceau des langues celtiques ? Sans doute pas, selon l’ADN ancien qui démontre que les peuples celtes, comme leur langage premier, viennent de plus loin, dans le temps comme dans l’espace.
Des danseurs lors du festival Interceltique de Lorient, en Bretagne (2008).
Francois Le Divenah / Photononstop / Photononstop via AFP
Alors que les langues celtiques sont aujourd’hui cantonnées à quelques régions au nord-ouest du continent, il y a 2800 ans, à l’âge du fer, les populations celtes occupaient la majeure partie de l’Europe, sans que l’on connaisse précisément la dynamique de leur répartition. C’est pourquoi une équipe réunie autour du paléogénéticien Eske Willerslev, de l’Institut du Globe de Copenhague (Danemark), s’est employée à retracer l’expansion de ces populations et, partant, de leurs langues, par le biais de la paléogénomique.
L’exercice est acrobatique, car une dispersion linguistique ne peut se déduire d’un seul afflux génétique, ce dont les chercheurs sont pleinement conscients. Ce faisant, leur quête du foyer originel de la langue celtique les amène à reconsidérer les scénarios déjà proposés pour en privilégier un nouveau, réaffirmant de manière plus nuancée que les ancêtres des populations celtes proviennent indubitablement de l’est de l’Europe.
Un nouveau scénario pour retracer l’origine des langues celtiques
ADN ancien Celtes Linguistique Paléogénétique Peuplement humain
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