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Friday, October 30, 2026

Le PQ accusé de «s’attaquer aux enfants» en interdisant les signes religieux au primaire

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Des représentants de plusieurs communautés religieuses ont interpellé le gouvernement provincial, jeudi, pour signifier leur opposition ferme à la volonté du Parti québécois d’interdire les signes religieux aux enfants du primaire.

Des représentants de communautés chrétiennes, juives, musulmanes et sikhes, ainsi que l’Association canadienne des libertés civiles, se sont réunis devant les bureaux montréalais du premier ministre Paul St-Pierre Plamondon pour presser le premier ministre et lui demander de renoncer à toute interdiction.

« L’État québécois s’attaque directement à certains enfants et envoie au passage un message qui normalise l’exclusion et le rejet de la différence », a mentionné en point de presse Anaïs Bussières-McNicoll, directrice de programme à l’Association canadienne des libertés civiles.

« Une petite fille de 10 ans devrait avoir le droit d’aller à l’école. Point final. Il n’y a pas de si, il n’y a pas de mais. Le droit à l’éducation, c’est un droit fondamental et le devoir de l’État, c’est de faire tout en son pouvoir pour protéger et faciliter l’exercice de ce droit ».

Mercredi, le nouveau ministre de l’Éducation Joël Arseneau a réitéré la volonté du gouvernement péquiste d’interdire les signes religieux aux élèves du primaire, tel que promis lors de la campagne électorale.

« Le Parti québécois va tenir tous ses engagements en éducation, comme dans tous les autres secteurs, alors c’est non négociable. C’est sur cette base-là qu’on a été élus, c’est sur cette base-là qu’on va travailler » a indiqué M. Arseneau en marge de la réunion hebdomadaire du cabinet, sans toutefois préciser d’échéancier.

En campagne, le chef du PQ Paul St-Pierre Plamondon a annoncé son intention d’interdire le port de tenues et de signes religieux « ostensibles » à l’ensemble des élèves du primaire. Cela pourrait inclure hidjab, kippa, crucifix ou turban.

« Je ne sais pas ce que je dirai à mon fils s’il doit aller à l’école sans sa kippa. Dans le judaïsme, la kippa fait partie de notre culture. C’est un symbole d’identité et d’appartenance. Mais elle n’entre pas en conflit avec l’identité québécoise. Elle ne devrait empêcher personne d’avoir sa place ici au Québec », a mentionné Lisa Grushcow, rabbin du temple Emanu-El-Beth Sholom de Westmount.

Pour Stephen Brown, président-directeur général du Conseil national des musulmans canadiens, aller de l’avant avec une telle interdiction contreviendrait à la promesse faite lors de son assermentation par M. St-Pierre Plamondon d’être le « premier ministre de tous les Québécois et Québécoises ».

« On nous promettait un gouvernement rassembleur avec des politiques équilibrées et intelligentes. Mais malheureusement en moins de deux semaines, cette promesse est effacée. On est en train de s’attaquer aux droits des enfants avec une législation de laïcité radicale qui ne va régler aucun problème », a soutenu M. Brown.

« Utiliser la force de l’État pour imposer aux enfants la vision d’un gouvernement en matière de culture et de religion relève de politiques assimilationnistes et radicales qui appartiennent aux pages les plus sombres de notre histoire », a-t-il déploré.

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