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Friday, October 2, 2026

1 800 lancements de Starship : c’est ce qu’il faudrait à Google pour faire décoller ses data centers spatiaux !

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Pour l'instant, ce n'est qu'un petit satellite, un seul, qui a été envoyé dans l'espace récemment à bord d'une fusée SpaceX. Pourtant, le projet Suncatcher vise beaucoup plus grand puisque son but est d'installer, à terme, des data centers (centres de données) dans l'espace. L'enjeu est de fournir à l'intelligence artificielle des moyens de se déplacer si son usage continue à devenir de plus en plus intense et énergivore.

Suncatcher est développé par Google, qui compte mettre un œuvre des moyens considérables pour parvenir à transférer les coûteux data centers terrestres jusqu'à l'espace. Mais jusqu'à quel prix exactement ? Pour le savoir, l'entreprise a demandé à des scientifiques de mesurer quelles devraient être les ressources nécessaires à un tel projet. Sachant que pour l'instant, le premier prototype ne dispose que de quatre puces informatiques, quelques panneaux solaires, et tout juste assez de puissance pour répondre à un nombre limité de requêtes simples.

De grandes ambitions et beaucoup de « si »

En clair, combien en faudra-t-il dans ce genre pour pouvoir répondre aux demandes croissantes en IA sur des sujets de plus en plus complexes, avec des bases de données beaucoup plus larges, et à destination d'une population que les géants de la tech imaginent toujours plus importantes ?

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Comme le détaille le site Techcrunch, Google a de grandes ambitions autour de ce projet et a réclamé une étude indépendante pour quantifier ce dont l'entreprise aurait besoin. Sachant que l'idée est d'obtenir un data center en réseau formé de 81 satellites à peu près similaires au premier prototype mis en orbite.

Le projet est de transférer les data centers terrestres gourmands en ressource dans l'espace. © VideoMeile, Adobe Stock

L'étude totale n'a pas encore été publiée, mais un aspect dévoilé par Techcrunch insiste sur le fait que pour que le projet de data center spatial soit rentable, il faut que le prix du lancement atteigne les 200 dollars par kilo en 2035. Un coût raisonnable puisque depuis le lancement de la Falcon 1, SpaceX a fait baisser ses prix d'environ 20 % par an.

Mettre 370 000 tonnes en orbite avant le premier lancement

En revanche, cela s'est fait en grande partie grâce à la Falcon 9 qui a volé des centaines de fois avec des milliers de tonnes de charge utile. D'après l'étude, pour que le Starship arrivé à ce niveau-là, il faudrait qu'il ait placé 370 000 tonnes de charge utile en orbite. Ce qui représente environ 1 800 lancements sur les dix prochaines années !

Le 14e vol du Starship fut le premier à atteindre l'orbite. © SpaceX

Un résultat à prendre avec beaucoup de pincettes puisqu'il repose sur l'idée selon laquelle les prix vont continuer à chuter de manière similaire, alors que SpaceX tend à les remonter dernièrement.

De plus, comme le Starship n'a pour l'instant réalisé qu'un seul véritable vol orbital, il est très difficile d'en savoir plus sur sa capacité à être réutilisé et à passer à une cadence industrielle. Elon Musk assure que très bientôt, un Starship pourra décoller toutes les heures, mais comme le souligne Techcrunch, « Musk dit beaucoup de choses ».

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L'étude ne conclut pas que le projet est infaisable, elle montre seulement que, dans l'état actuel des choses, il ne peut être rentable qu'après avoir atteint ce seuil du coût des lancements. Autrement dit, Google peut toujours s'y mettre plus rapidement, mais l'entreprise perdrait de l'argent, comme la plupart des entreprises spécialisées dans l'IA actuellement.

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