Stargate SG-1 : 27 ans après, cet épisode mythologique est toujours l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la science-fiction

Diffusée sur M6 entre 1997 et 2007, la série de science-fiction Stargate SG-1 a marqué des millions de fans, qui continuent de vouer un culte à la saga SF. Retour sur un des épisodes les plus mémorables du show télévisé culte !

Avis aux nostalgiques de la grande époque de la SF ! S'il y a bien un double épisode qui a marqué au fer rouge l'âge d'or de Stargate SG-1, c’est le diptyque de la saison 3 intitulé Les Flammes de l'enfer (épisode 12 et 13), diffusé pour la première fois sur M6 en octobre 1999.
Ce double épisode est un véritable monument de tension et de mythologie Goa'uld que tout fan qui se respecte garde gravé en mémoire. L'intrigue est digne des plus grands space-operas.
Une première partie sous haute tension
Le SGC reçoit la visite en catastrophe de Martouf. La terrible nouvelle tombe : Jacob Carter, l'hôte de Selmak, est retenu prisonnier sur Netu, une lune volcanique terraformée par le sadique Sokar pour ressembler littéralement à l'Enfer. Le problème ? Personne ne s’est jamais évadé de Netu... sauf Jolinar, le symbiote qui a partagé le corps de Samantha Carter.
Pour SG-1, c’est le début d'une mission de sauvetage impossible. Ce qui rend cet épisode absolument magistral, c’est sa construction narrative. Pour trouver la clé de l'évasion, Sam Carter doit subir les technologies de mémoire de la Tok'ra. On plonge alors, la gorge nouée, dans ses traumatismes refoulés.
Entre la mort de sa mère et les séances de torture insoutenables infligées jadis à Jolinar, l'alchimie dramatique est folle. Amanda Tapping livre ici une prestation bouleversante, oscillant entre la rigueur du Major et la vulnérabilité des souvenirs de son ancien symbiote.
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On y découvre même, lors d'un flash-back mémorable, la relation intime et complexe que Jolinar a dû entretenir avec le geôlier de la lune, Bynarr, pour acheter sa liberté. Pendant ce temps, le crash de leur nacelle de survie sur Netu nous plonge dans un décor de fin du monde.
Une ville souterraine poisseuse, une atmosphère étouffante où Jacob agonise, et la menace d'une invasion imminente de Sokar sur les Seigneurs du Système. C'est de la SF pure et dure, claustrophobique à souhait. Mais le coup de génie des scénaristes réside dans le final, qui reste l'un des plus grands plot twists de l’histoire de la télévision des années 2000.
Alors que Bynarr est mystérieusement assassiné par son propre Prima, le terrifiant et silencieux Na'onak, SG-1 tente une fuite désespérée vers les anneaux de transport, brillamment assistée par Teal'c en orbite. C'est à cet instant précis que le piège se referme.
Capturée, l'équipe fait face à Na'onak. Ce dernier retire lentement son masque... pour révéler les traits d'Apophis ! Oui, l'ennemi juré, laissé pour mort, est de retour au sommet de sa forme, prêt à régner sur l'enfer. Un cliffhanger d'anthologie qui nous rappelle pourquoi on aimait tant vibrer devant nos écrans chaque semaine. Un chef-d'oeuvre absolu de la franchise !
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Les Flammes de l'enfer : partie 2
Dans la suite immédiate de cette première partie mythique, la tension monte encore d'un cran. Capturée par un Apophis ressuscité d'entre les morts et assoiffé de vengeance, notre équipe SG-1 se retrouve au coeur d'une lutte de pouvoir dantesque entre deux des plus grands tyrans de la galaxie.
Pour arracher les secrets de la Terre et de la Tok'ra, Apophis utilise l'activateur de mémoire combiné au redoutable "sang de Sokar", une drogue hallucinogène perturbant l'esprit. S'ensuivent des face-à-face d'une intensité rare. Carter replonge dans la culpabilité liée à la mort de sa mère, tandis qu'O'Neill revit le drame absolu de sa vie : la perte accidentelle de son fils, Charlie.
Le génie de l'écriture s'exprime lorsque nos héros, malgré l'illusion parfaite de leurs proches disparus, décèlent la supercherie (comme l'apparition incongrue d'un enfant demandant des secrets technologiques sur les Asgards) et refusent héroïquement de plier.
Richard Dean Anderson et Amanda Tapping, toujours au top, nous offrent ici des performances magistrales. Pendant ce temps, en orbite, l'étau se resserre. Teal'c s'allie au Tok'ra Aldwin, mais leurs plans divergent drastiquement. Pour la Tok'ra, la révolte d'Apophis est l'occasion rêvée d'éliminer Sokar une bonne fois pour toutes. Quitte à sacrifier SG-1 !
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Aldwin largue alors une bombe thermonucléaire destinée à faire imploser le noyau de la lune Netu. Commence alors un contre-la-montre irrespirable : Teal'c doit improviser un sauvetage désespéré en enfermant son allié récalcitrant, tandis que l'équipe au sol utilise la pression de la géothermie pour faire sauter la porte de leur cellule.
Le point d'orgue de l'épisode est une incroyable partie d'échecs politique. Pensant acheter sa liberté, Apophis livre de fausses informations à Sokar sur son propre vaisseau mère. C’est un régal de voir la fourberie Goa'uld à son paroxysme : mensonges, trahisons, tortures sadiques... jusqu'à ce que la lune Netu n'implose dans un déluge d'effets visuels spectaculaires pour l'époque, vaporisant au passage le vaisseau de Sokar !
Grâce à une synchronisation parfaite des anneaux de transport par Teal'c au dernier millième de seconde, SG-1, Jacob et Martouf échappent de justesse à l'enfer. Mais le triomphe est de courte durée. Dans un ultime plan frissonnant, on découvre qu'Apophis a réussi à s'enfuir in extremis sur Delmak, s'emparant ainsi de la gigantesque flotte de Sokar.
En résumé, Les Flammes de l'enfer est un chef-d'oeuvre absolu de rythme et de tragédie. Ce double épisode n'a pas seulement redéfini les enjeux de la série, il a propulsé Stargate SG-1 dans la cour des très grands récits de science-fiction télévisuelle. À revoir sans modération sur Netflix et M6+ !
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