Bernard-Henri Lévy sur les émeutes en France : "La démocratie, c’est des colères qui s’expriment et le pouvoir qui les entend toujours à demi"

Dans son nouveau livre, Mémoires Provisoires, Bernard-Henri Lévy cite une galerie de personnages qu’il a rencontrés tout au long de son parcours. François Mitterrand, Pasolini ou le commandant Massoud pour les plus connus, mais aussi des anonymes, des gens avec qui il a collaboré.
Ces individus ont tous pour lui un point commun : "Ce qui rapproche toutes ces personnes, c’est qu’elles ont été grandes à un moment de leur vie. C’est qu’elles ont toutes eu, à des degrés divers, un moment de grandeur, un moment où elles ont été plus grandes qu’elles-mêmes. Et moi, ce que j’admire le plus au monde, c’est le moment où les femmes ou les hommes se hissent au-dessus d’eux-mêmes et sont grands. Voilà, j’aime les héros. Alors, il y a des héros absolus, Volodymyr Zelensky, que je m’honore d’avoir connu, recueilli ses confidences, je l’ai vu à la veille de son entretien atroce avec Trump par exemple. Alors, rien que pour ça, je suis heureux d’avoir écrit mes mémoires. Mais il y a des héros anonymes. Il y a cette petite afghane qui est journaliste dans un journal que j’ai créé en Afghanistan, à Kaboul, et qui se suicide parce qu’elle est prise dans un étau épouvantable de la loi des clans archaïques et de l’enseignement des Droits de l’homme de l’autre. Pour moi, c’est un fantôme qui me hante depuis quinze ans. Je suis heureux de lui avoir donné le petit tombeau que sont ces quelques pages".
Bernard-Henri Lévy a également parlé de la situation en Israël et en Palestine. Vous pouvez retrouver ses propos dans l’ensemble du podcast du Auvio.
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de cette interview dans le podcast du Monde en direct.
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