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Saturday, September 19, 2026

"J'ai eu comme une illumination" : il y a 28 ans, après ce film d'action, Bruce Willis prenait une décision radicale

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En 1998, après avoir vu “Code Mercury”, le frère de Bruce Willis lui adresse une remarque qui agit comme un électrochoc. Lassé de répéter les mêmes scènes d’action, la star décide de changer de cap et de diversifier enfin ses rôles à l’écran.

Par Aude Mackau

Quand on pense à Bruce Willis, ce sont immédiatement ses nombreux films d’action qui viennent à l’esprit. Un genre qu’il a largement dominé au sommet de sa carrière, au point d’en devenir l’une des plus grandes icônes.

Même si Piège de cristal avait été son seul film d’action, le comédien serait probablement resté indissociable du genre tant le chef-d’œuvre de John McTiernan demeure une référence rarement égalée. Mais à trop enchaîner les rôles similaires, Bruce Willis a fini par éprouver le besoin de changer de registre à la fin des années 1990.

Tous ses films d’action n’ont évidemment pas rencontré le même succès, et rares sont ceux qui ont pu rivaliser avec les aventures de John McClane. Pourtant, face aux cachets mirobolants qui lui étaient proposés pour tenir la vedette de ces productions, il lui était difficile de décliner.

Mercury Rising, le film de trop

À la fin de la décennie, Bruce Willis risquait plus que jamais de se retrouver enfermé dans un seul type de personnage. Après Pulp Fiction, il avait notamment enchaîné avec Une journée en enfer, Dernier Recours et Le Chacal. Si Le Cinquième Élément relevait de la science-fiction, il y incarnait encore un héros taillé sur mesure pour lui. Seule L’Armée des douze singes de Terry Gilliam faisait véritablement figure d’exception.

En 1998, l’acteur comprend que quelque chose doit changer. Code Mercury, titre français de Mercury Rising, est fraîchement accueilli par la critique et ne rencontre qu’un succès mitigé. Mais c’est surtout la réaction de son frère qui va provoquer une véritable prise de conscience.

Mon dernier film d’action, c’était Mercury Rising”, confiait-il en octobre 1998 au Los Angeles Times. “Après l’avoir vu, mon frère m’a dit : ‘Chaque scène d’action de ce film est inspirée d’au moins trois autres films que tu as déjà faits.’

Cette remarque agit comme un électrochoc. “J’ai eu comme une illumination”, expliquait Bruce Willis. “Et j’ai dit : ‘Il faut que je fasse des films sans arme à la main.’

Bruce Willis tente de sortir de sa zone de confort

L’acteur tient parole et se lance alors dans des projets plus variés, même si les résultats se révèlent inégaux. On ne peut cependant pas lui reprocher d’avoir continué à fonctionner machinalement : Bruce Willis cherche réellement à échapper à la routine et à explorer de nouveaux horizons.

Comme le rappelle Far Out Magazine, toujours sorti en 1998, le film catastrophe de Michael Bay Armageddon devient le plus gros succès de l’année. Par la suite, la comédie noire à petit budget Breakfast of Champions tourne au fiasco, tandis que Sixième Sens de M. Night Shyamalan provoque un véritable raz-de-marée. Il apparaît ensuite dans la comédie policière Mon voisin le tueur, la comédie dramatique fantastique Sale Môme, puis retrouve Shyamalan avec Incassable, fascinante déconstruction du mythe du super-héros. Suivront notamment le road movie criminel Bandits et le drame de guerre Mission Évasion.

Code Mercury (1998) Universal Pictures
Code Mercury (1998)

Tous ces films n’ont pas rencontré le succès, mais les plus réussis ont marqué durablement sa filmographie. Les paroles avisées de son frère ont ainsi convaincu Bruce Willis qu’il était temps de ne plus se contenter de reproduire les mêmes recettes.

Ce changement de cap n’a toutefois pas été définitif. En 2003, Les Larmes du soleil d’Antoine Fuqua marque son véritable retour au cinéma d’action. Entre-temps, l’acteur avait tourné dans neuf films, profitant de cette parenthèse pour diversifier ses rôles, élargir ses horizons et s’éloigner autant que possible des productions d’action traditionnelles.

Pour les curieux, Code Mercury est à (re)découvrir sur HBO Max.

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