ESPNLocksley 'at peace' with Maryland firing, open to NFL, college OC jobsInquirerSWS: Fewer Filipinos follow Duterte trial than past impeachmentsESPN DeportesOlympiacos, de la mano de Armando González sigue invicto en Europa LeagueDaily MaverickREPEAT CONVICT: SA double murderer ‘with racist alter ego’ may lose US citizenship over liesRTP DesportoPortuguês João Henriques é o novo treinador do NacionalZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioCollider20 Years Later, Christopher Nolan's Most Underrated Movie Is a Different Experience Every TimeABC NewsWATCH: Democratic Socialist aims to flip Florida Senate seatDigital SpyNew Ali G movie branded "crass" and "dawdling" as it lands in cinemas for one weekend onlyRadio-CanadaUne juge somme Trump de témoigner d’ici le 11 décembre dans sa procédure contre la BBCStraits Times SportAustralia weigh changes for Cape Town decider after South Africa routSRF News2. Runde in Conference League – Thun wird für eine passive Startphase hart bestraft
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, October 22, 2026

Vendetta policière alléguée | Un présumé trafiquant dit avoir été victime d’un coup fourré

Translate

Un présumé trafiquant de cocaïne et ancienne relation de Hells Angels continue de marteler avoir été victime d’une vengeance personnelle lors de son arrestation, en juin 2025, au terme d’une enquête de stupéfiants.

Publié à

« Je sais que le commandant Renaud a le bras long et qu’il pourrait tout faire pour qu’il m’arrive quelque chose », a déclaré Marc-André Lachance, jeudi au palais de justice de Montréal.

Celui-ci a présenté une requête en Cour du Québec visant à faire tomber ses accusations parce que la police a abusé de ses pouvoirs, selon lui.

Lachance, 43 ans, dénonce une « vendetta, une campagne de peur, une intimidation organisée sous le couvert de l’uniforme et une omerta » de la part du commandant de la Division du crime organisé du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Francis Renaud. Il a témoigné avoir été victime de « manigances » et d’une arrestation violente par le SPVM.

Appelé comme témoin précédemment, Francis Renaud a rejeté en bloc les allégations de Lachance.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Le commandant Francis Renaud, du SPVM

« Ce n’est pas nouveau que des policiers du crime organisé soient corrompus », est même allé jusqu’à dire l’accusé, faisant référence à d’anciens enquêteurs tels feu Ian Davidson, qui avait volé la liste des sources du SPVM et tenté de la vendre au crime organisé, à Benoit Roberge, condamné pour avoir vendu des informations aux Hells Angels, et à Philippe Paul, suspendu avant de prendre sa retraite. Paul n’a toutefois jamais été accusé de quoi que ce soit.

Passage à tabac

Les balbutiements de l’histoire qui oppose le cadre du SPVM et l’accusé remontent à plus de 15 ans lors d’un voyage au Mexique.

Alors que Francis Renaud se trouvait en vacances à Playa del Carmen avec des collègues, un d’entre eux a été violemment battu par Lachance parce qu’il avait pris des photos de criminels québécois en train de fraterniser avec des policiers du Service de police de l’agglomération de Longueuil.

« J’ai commis la pire erreur de ma vie », a admis Lachance.

À son retour au Québec, Lachance dit avoir été victime d’une arrestation violente durant laquelle deux projectiles lui auraient été tirés au niveau du visage.

En salle d’interrogatoire, un enquêteur lui aurait dit : « Tu dois avoir le cul qui te chauffe présentement. Je ne pense pas que le milieu aime ça des affaires du genre […], je pense que ce n’est pas très bien perçu. »

« C’est là que j’ai compris qu’ils (les policiers) étaient prêts à tout faire pour qu’il m’arrive quelque chose », a affirmé Lachance.

Manigances policières

Lorsqu’il a été arrêté en juin 2025 dans le cadre des procédures actuelles, Marc-André Lachance a reçu au mollet une balle de plastique tirée par le GTI.

« J’étais sûr que j’allais me faire tuer », a-t-il témoigné.

Au même moment, un complice a été arrêté avec une arme à feu et les enquêteurs ont dit à Lachance qu’ils l’arrêtaient également pour ce crime.

« J’étais sûr que c’était un coup fourré (set-up). Je ne comprenais pas », a affirmé Lachance, ajoutant n’avoir jamais eu d’arme à feu en sa possession.

Il a aussi dénoncé le fait que, selon lui, les policiers ont mis un genou contre sa tête et ont baissé son pantalon « en plein milieu de la rue, dans un secteur résidentiel » pour prendre en photo sa blessure au mollet.

« T’es fini »

Comme il le fait quelquefois, le commandant Renaud s’est présenté sur la scène.

« Salut, Francis », lui aurait lancé Lachance, avant d’aborder l’évènement du Mexique. « J’ai arrêté de taper dessus (l’enquêteur battu au Mexique) quand j’ai su que c’était une police », aurait plaidé Lachance.

« T’es fini ! T’es fini ! T’es fini avec South », lui aurait alors dit Francis Renaud, faisant référence à une affiliation avec cette section des Hells Angels.

Devant le tribunal, Marc-André Lachance a nié tout lien actuel avec le chapitre. « Les policiers étaient prêts à inventer n’importe quoi pour qu’il m’arrive quelque chose, y compris y mêler les HA South », a-t-il plutôt dit.

Selon lui, Francis Renaud aurait ajouté : « Tu vas finir comme ton frère », rendu handicapé par un accident de voiture.

Lachance a témoigné que le commandant se serait approché très près de lui, mais qu’un collègue l’a retenu.

« J’ai cru que j’allais recevoir un coup de poing », a-t-il décrit.

Contre-interrogatoire serré

Le procureur Me François Allard a mené un contre-interrogatoire serré de l’accusé qui se dit victime d’une vendetta.

« Vous ne croyez pas que ce n’est pas étonnant que la police enquête des kilogrammes de cocaïne », lui a-t-il demandé.

« Ce n’est pas étonnant que la police enquête Marc-André Lachance », a répondu Lachance du tac au tac. « Ce n’est pas le fait de me faire arrêter que je dénonce, mais celui d’être intimidé par un gestionnaire qui partait en vacances le lendemain. S’ils (les policiers) m’avaient arrêté correctement, on ne serait pas ici », a déploré Marc-André Lachance.

Mitraillé de questions par Me Allard, Lachance a admis n’avoir fait aucune plainte en déontologie ni aucune poursuite civile contre Renaud et les policiers impliqués dans son arrestation et les évènements du Mexique.

Les avocats des deux parties plaideront vendredi.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.

View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.