Périscolaire à Paris: le maire Emmanuel Grégoire reconnaît des failles collectives devant le Sénat

Après l'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris élu en mars dernier, était entendu mercredi par la commission d'enquête sénatoriale sur le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien. Plus de 230 enquêtes sont en cours dans des écoles primaires et des crèches. 132 animateurs ont été suspendus depuis le début de l'année. Emmanuel Grégoire a exprimé de profonds regrets et reconnu des manquements de la part de la ville de Paris.
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L'actuel maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, adjoint d'Anne Hidalgo pendant 10 ans, a exprimé mercredi 16 septembre devant le Sénat ses « profonds regrets » sur le scandale du périscolaire, en reconnaissant un « manque de transparence » par le passé tout en défendant l'administration de la Ville.
Durant plus de deux heures d'audition par la commission d'enquête sénatoriale sur le périscolaire en France, qui avait questionné l'ancienne maire la veille, Emmanuel Grégoire a voulu s'expliquer « avec humilité » sur son action lorsqu'il était adjoint aux ressources humaines, de 2014 à 2017, et en tant que nouvel édile de la capitale depuis mars 2026.
Lui, comme sa prédécesseure, aux commandes de Paris pendant 12 ans, sont visés par des investigations pénales à la suite des plaintes de plusieurs familles de victimes, notamment pour non-assistance à personne en danger.
Emmanuel Grégoire reconnaît, comme sa prédécesseure Anne Hidalgo, des failles collectives et des dysfonctionnements. « L'étude des cas a posteriori montre que la remontée d'informations n'a pas toujours bien fonctionné : manque de culture du signalement, culture de l'oralité, défaut de repérage des signaux faibles, insuffisances à recueillir la parole de l'enfant. »
Le cadre juridique existant
Le maire de Paris souligne que l'action de la ville s'est aussi heurtée au cadre juridique existant. L'absence d'un fichier centralisé des signalements, quelle que soit l'issue des enquêtes. La demande par les services de police de garder le silence sur des salariés, pour ne pas entraver une enquête en cours, ou le respect de la présomption d'innocence.
Le maire prend un exemple : un animateur est accusé, l'affaire est classée sans suite par la justice. Jusque là, cette mention n'apparaissait pas dans son dossier administratif. Une sénatrice l'interpelle : « Pardon, Monsieur le Maire de Paris. Il y a aussi le principe de précaution. »
« Je l'applique, mais nous nous exposons à un risque qui est simple, qui est celui de contentieux au tribunal administratif, en disant : "On m'accuse injustement, c'est faux. Et demandant leur réintégration." » Depuis fin 2025, la mairie de Paris a décidé malgré d'inscrire au dossier la mention d'une enquête même classée sans suite. Elle écarte désormais les vacataires et change d'affectation les titulaires concernés.
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