Syrie: un proche de la famille Assad, responsable du massacre de près de 250 civils, arrêté au Liban

Un proche de la famille Assad a été arrêté au Liban. Les autorités syriennes ont annoncé avoir appréhendé le principal responsable du massacre de près de 250 civils sur la côte syrienne en 2013. Un nouveau message envoyé par Damas critiqué par la lenteur du processus de justice transitionnelle.
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Ali Kayali dirigeait un groupe paramilitaire allié au régime syrien et aurait été impliqué dans les massacres d'environ 400 personnes à Banias et Bayda, des localités à majorité sunnite situées sur la côte, fief du régime Assad à majorité alaouite.
Le ministre de la Justice syrienne a rapidement communiqué sur cette arrestation. Selon lui, « le message est clair : il n'y a pas de place en Syrie pour l'impunité des criminels ».
Pourtant Damas est critiqué pour sa justice expéditive et partiale. Des membres des nouvelles autorités syriennes sont également accusés de crimes de guerre, commis avant, mais aussi après la chute de Bachar el-Assad.
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Un nombre infime de personnes arrêtées
Sur cette même côte syrienne, 1 700 civils, en majorité alaouites, ont été tués en mars 2025 suite à une tentative de soulèvement de milices alaouites pro-Assad. Pour l'heure, quatre Alaouites ont été condamnés à mort, mais du côté des forces gouvernementales sunnites, le compte n'y est pas.
« Le nombre de personnes arrêtées est infime, estime Rami Ebdel Raman de l'observatoire syrien des droits de l'Homme. Et bon nombre de ceux qui sont apparus dans les vidéos au moment des faits sont en liberté. Pour l'un des Alaouites condamnés à la peine de mort, nous avons pu établir qu'il n'avait aucun lien avec des armes. La justice est donc une justice sélective, et non une justice de transition comme le voudraient les victimes. »
Pour l'instant, le droit syrien n'offre pas le cadre législatif nécessaire à la justice transitionnelle. Il faudrait donc commencer par le réformer.
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