Facebook face à une nouvelle sanction record aux États-Unis après le scandale Cambridge Analytica

L'entreprise Meta a été reconnue coupable par un jury états-unien d'avoir exploité les données personnelles de certains utilisateurs de Facebook. Cette affaire vient s'ajouter à une liste grandissante d'actions en justice entreprises contre le groupe de Mark Zuckerberg sur l'opacité du fonctionnement de ses applications, notamment concernant leur potentiel addictif.
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Nouvelle défaite devant les tribunaux pour Meta. Un jury du Nouveau-Mexique a estimé vendredi 25 septembre 2026 que Facebook avait bel et bien trompé les habitants de cet État du sud des États-Unis sur l'utilisation de leurs données personnelles.
Fruit du scandale « Cambridge Analytica », ce procès s'est entamé suite à une plainte portée par l'État en 2021 contre le réseau social de Mark Zukerberg. Le Nouveau-Mexique est le seul État à avoir porté ce scandale devant un tribunal. Révélée en 2018, cette affaire mettait en cause le cabinet de conseil britannique Cambridge Analytica comme ayant exploité à des fins politiques les données de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook, collectées à leur insu.
Condamné à verser 63 milliards de dollars ?
Les autres États qui poursuivaient Meta pour ce scandale ont soldé leurs réclamations fin août 2026, contre 459 millions de dollars dans le cadre d'un accord plus large sur la protection des mineurs signé avec la maison mère de Facebook. Mais le Nouveau-Mexique n'a pas pris part à ces accords. L'État reproche à Facebook d'avoir trompé ses utilisateurs sur l'accès des applications tierces à leurs données et de ne pas les avoir prévenus de leur détournement.
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Les jurés de Santa Fe ont estimé que les agissements reprochés à Facebook avaient touché l'ensemble des quelque 2,1 millions d'habitants de l'État. Il revient désormais au juge Francis Mathew de fixer la sanction. L'État demande le maximum légal de 5 000 dollars par infraction et entendait ainsi réclamer jusqu'à près de 63 milliards de dollars, selon un document boursier de Meta.
Selon le média spécialisé MLex, les jurés ont notamment jugé trompeuse la promesse de Mark Zuckerberg de prévenir les utilisateurs victimes de tels détournements. La défense de Meta a soutenu que le réseau social ne vendait pas de données permettant d'identifier ses utilisateurs. « Nous contestons ce verdict et continuerons à nous défendre contre les tentatives de déformer notre bilan », a réagi un porte-parole de Meta auprès de l'AFP.
Défaites judiciaires en cascade
Le verdict s'ajoute à une série de revers judiciaires pour le groupe de Mark Zuckerberg cette année, dont il a fait appel. En mars, un jury de Los Angeles avait pour la première fois jugé Meta et Google responsables des effets de l'addiction d'une adolescente à Instagram et YouTube.
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Le même mois, un jury de Santa Fe avait infligé à Meta une amende de 375 millions de dollars pour avoir trompé le public sur les dangers de ses plateformes pour les enfants, avant qu'un juge ne lui ordonne en août de financer un fonds de 567 millions, portant l'addition à 942 millions dans cet État.
Fin août, en plein procès à Oakland, le groupe a accepté de payer jusqu'à 18 milliards de dollars pour mettre fin aux poursuites de 51 États et territoires qui l'accusaient d'avoir conçu Facebook et Instagram pour rendre les enfants dépendants. Meta continue de nier toute responsabilité.
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