Incendie sur une base militaire en Alberta | Des Canadiens sont prêts à donner du sang

Certains Canadiens retroussent leur manche pour donner leur sang alors que la ville militaire de Wainwright, en Alberta, pleure les quatre soldats tués lors d’un exercice d’entraînement, cette fin de semaine.
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Selon les responsables de la Défense nationale, 84 membres du régiment d’infanterie Princess Patricia se trouvaient dans une zone d’entraînement de la base de Wainwright, au sud-est d’Edmonton, lorsque la catastrophe s’est produite, samedi.
Des vents violents et soudains ont propulsé les flammes d’un feu de broussailles à la vitesse de l’éclair. En plus des quatre victimes, 39 militaires ont dû être transportés à l’hôpital, dont 19 étaient dans un état critique dimanche.
Les quatre victimes sont le sergent Morgan Wong, d’Edmonton ; le soldat Shaun Farrell, de Prince Albert, en Saskatchewan ; le soldat Aidan Goulding, de North Vancouver ; et le soldat Hayden Lykkemark, de Langley, en Colombie-Britannique.
Selon le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, des gens font la queue pour donner du sang, apporter des repas aux premiers intervenants et ouvrir leur porte à ceux qui sont en deuil.
Dans un communiqué, la Société canadienne du sang a indiqué que les personnes qui souhaitent apporter leur aide en donnant leur sang seront encouragées à le faire dans les jours et les semaines à venir.
« Nous suivons de près les besoins des patients et des hôpitaux en Alberta, et continuerons de collaborer avec les partenaires du système de santé pour les satisfaire », a précisé l’organisme à but non lucratif sur son site web.
Connu, mais pas une menace
La base de Wainwright, située à 200 kilomètres au sud-est d’Edmonton, est l’une des bases les plus actives du Canada. Elle sert principalement à former les soldats et à préparer les unités aux opérations de combat.
Le major-général Wade Rutland, premier commandant de la 1re Division du Canada revitalisée, a expliqué dimanche que les 84 membres du 3e bataillon effectuaient deux exercices samedi.
La plupart lançaient des grenades à main sur un champ de tir, tandis que dix soldats simulaient une attaque contre un ennemi.
« J’ai parlé à mon commandant sur le terrain. Il m’a dit qu’en l’espace de 30 secondes à une minute, ils ne voyaient aucun feu, puis un incendie s’est déclaré juste au-dessus d’eux », a-t-il raconté lors d’une conférence de presse.
L’armée a indiqué que l’incendie de broussailles était connu, mais que, situé à environ un kilomètre de là, il n’était pas considéré comme une menace.
Du personnel médical provenant de régions voisines, notamment de la Saskatchewan, a été mobilisé. Certains ont été vus en train d’atterrir en parachute sur la base.
Les autorités sanitaires de l’Alberta ont déclenché un « code orange » critique — un appel lancé aux hôpitaux pour qu’ils mobilisent du personnel et libèrent des lits afin de faire face à un incident impliquant un grand nombre de victimes — qui a depuis été levé.
Graves brûlures
M. Rutland a souligné qu’une enquête approfondie serait menée. Plusieurs éléments devront être pris en compte : l’incendie s’est-il propagé aussi rapidement à cause du vent ? S’est-il propagé à l’insu des soldats à travers le feuillage pour les prendre par surprise ? Les deux ?
La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a confirmé que bon nombre des blessés présentaient de graves brûlures. Les hôpitaux d’Edmonton, de Calgary et de Red Deer ont pris en charge les blessés.
Les drapeaux des bâtiments provinciaux et fédéraux ont été mis en berne en hommage aux défunts.
Cette tragédie survient alors que les Albertains se rendent aux urnes, lundi, pour un référendum qui, entre autres, demande si l’Alberta doit rester au sein du Canada ou organiser un deuxième scrutin, contraignant, sur son indépendance.
Avec la contribution de Jack Farrell, Fakiha Baig et Aaron Sousa à Edmonton
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