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Wednesday, September 16, 2026

Pub, cloud facturé à l’heure : le Xbox Game Pass préparerait sa refonte la plus brutale

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Une fuite décrit un Game Pass version 2027 vendu à la découpe, publicité comprise. Microsoft jure n’avoir rien finalisé, sans démentir grand-chose. Les abonnés français, eux, connaissent déjà la musique.

Le Game Pass s’est construit sur une promesse simple : les grosses productions Xbox accessibles dès le jour de leur sortie, pour un tarif mensuel fixe. Cette promesse pourrait vivre ses derniers mois. Une fuite publiée le 14 septembre sur un forum spécialisé, émanant d’un habitué dont les informations passées se sont largement vérifiées (le renommage des formules en 2025, c’était déjà lui), décrit une refonte complète du service programmée entre février et avril 2027. Interrogé, Microsoft répond qu’aucun changement n’est « finalisé », tout en confirmant tester « différentes offres selon les marchés ». Un démenti aurait été plus court.

Un abonnement vendu à la découpe, publicité comprise

La grille tarifaire qui circule ressemble moins à un abonnement qu’à un menu à composer soi-même. L’entrée de gamme reposerait sur la publicité, à 12,99 dollars par mois, quand la version sans réclame grimperait à 19,99 dollars. Le cloud gaming, aujourd’hui compris dans les formules, deviendrait une option à 5,99 dollars pour 25 heures mensuelles. Le multijoueur en ligne serait vendu seul à 10,99 dollars, et un supplément famille viendrait compléter le menu (l’addition, elle, reste à la charge du client).

Le plat de résistance reste la disparition des sorties immédiates. Les nouveaux jeux Xbox n’arriveraient plus dans le catalogue le jour J, en échange d’une baisse de 3 dollars par mois sur la formule haut de gamme. Trois dollars contre le principal argument du service face à la concurrence, l’échange laisse songeur. Cette échéance se heurte d’ailleurs aux engagements pris cet été, Microsoft ayant confirmé une vingtaine de sorties immédiates jusqu’en 2027, Fable compris. La grille comporte aussi quelques incohérences internes, dont un tarif annuel supérieur à douze mensualités. Le conditionnel reste donc de rigueur.

Le mouvement suit une pente déjà empruntée par Netflix et Disney+, passés l’un comme l’autre à la publicité et aux options facturées en supplément. Sur ce terrain, le jeu vidéo rattrape la vidéo à la demande à grande vitesse. Microsoft teste depuis juillet un cloud gratuit financé par la réclame, et plafonnera dès novembre le jeu en streaming de ses abonnés à 15 heures par mois. Les heures supplémentaires, elles, seront facturées.

Les abonnés français ont déjà payé les pots cassés

Pour jauger ce qui attend le portefeuille des joueurs, un petit regard en arrière est de mise. En octobre 2025, l’Ultimate est passé de 17,99 à 26,99 euros par mois. Cette hausse de 50 %, Microsoft l’a suspendue pour ses abonnés existants en Allemagne, en Italie, en Irlande et en Pologne, au nom de « réglementations locales ». La France ne figurait pas sur la liste. Six mois plus tard, marche arrière toute : l’abonnement est retombé à 20,99 euros, au prix du retrait des futurs Call of Duty des sorties immédiates. La découpe, en somme, a déjà commencé.

Le marché français a pourtant de quoi intéresser Microsoft : les abonnements console y ont pesé 209 millions d’euros en 2025, en progression de moitié sur un an. Rien ne garantit que la grille en dollars traverse l’Atlantique telle quelle, et l’Europe a déjà montré qu’elle pouvait infléchir les plans de l’éditeur. Reste que ce dernier n’a jamais attendu personne pour ajuster ses prix.

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