Nio ouvre une nouvelle station d’échange de batteries en Europe, malgré la promesse de tout arrêter
Nio a ouvert une station d’échange de batteries près de Kassel, en Allemagne. Le constructeur chinois n’avait plus ajouté de station à son réseau européen depuis plus de 13 mois.
Nio a annoncé l’ouverture de sa 22e station de battery swap en Allemagne. Elle a ouvert ce lundi 26 octobre à Staufenberg-Lutterberg, au nord-est de Kassel, au bord de l’autoroute A7 qui relie Hanovre à Francfort. Dans ces stations, on ne recharge pas sa voiture, c’est un robot qui remplace la batterie vide par une pleine en trois minutes environ, sans avoir à sortir de la voiture.
Le site stocke jusqu’à 21 batteries et est capable de réaliser jusqu’à 408 échanges par jour. Il est ouvert de 7 heures à 22 heures et se trouve à 130 km de la station de Reiskirchen, au sud, et à 160 km de celle de Hanovre-Großburgwedel, au nord. Nio le présente ainsi comme une étape pour les automobilistes qui roulent entre l’Allemagne et la Scandinavie. Il s’agit de la première ouverture en Europe depuis plus de 13 mois.
Pour mémoire, Nio a ouvert sa première station européenne en Norvège en janvier 2022. Avec cette ouverture, son réseau remonte à 61 stations : 22 en Allemagne, 20 en Norvège, 10 aux Pays-Bas, 8 en Suède et 1 en Belgique. Il était tombé à 60 en novembre 2025, quand la marque a fermé sa seule station au Danemark, à Slagelse.
Une station prévue depuis le printemps 2025
Ce projet de station ne date pas d’hier. Dès mai 2025, Nio préparait deux ouvertures en Allemagne, l’une à Hambourg et l’autre à Staufenberg-Lutterberg. La station de Hambourg a ouvert en septembre 2025, et il aura donc fallu 13 mois de plus pour la seconde, ouverte ce mois d’octobre.
Sauf qu’entre-temps, Chris Chen, le patron de la division internationale de Nio, a annoncé à des propriétaires lors d’une réunion au mois de mai que la marque ne construirait plus ni stations ni bornes en Europe, selon un participant cité par le média spécialisé EV. Des propos contestés par la filiale norvégienne de Nio, laquelle a assuré que l’Europe restait « une partie centrale » de la stratégie du groupe.

Le problème de Nio est d’abord financier puisque les ventes ne suivent pas. En Allemagne, Nio n’a vendu que six voitures en deux mois début 2026. La station de battery swap ne sert pas non plus toute la gamme. Comme toutes celles de troisième génération, elle ne peut pas accueillir les Firefly, la nouvelle marque de petites voitures de Nio.
Nio pourrait trouver de l’aide du côté de Geely. En septembre 2026, le groupe chinois, propriétaire de Volvo, a racheté 30 % de Nio Power, la filiale qui gère les stations et les bornes. Selon le fondateur et dirigeant de Nio, William Li, les deux groupes prévoit de construire ensemble un plan de réseau européen d’ici 2027.
Le réseau européen reste très loin des ambitions de départ. Nio prévoyait 120 nouvelles stations en Europe pour la seule année 2023, et 1 000 hors de Chine d’ici 2025. La marque en a ouvert 24 en 2023. En Chine, son réseau approche les 4 100 stations.
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