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Sunday, November 8, 2026

À la Une: des centaines de Kenyans enrôlés par Moscou pour combattre en Ukraine

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C’est l’hebdomadaire le Point qui signe un article intitulé « La chair à canon africaine de Poutine ». À Kibera, un immense bidonville au sud de Nairobi, le Point a rencontré Susan Kuloba, 40 ans, la mère de David, un jeune homme qui « voulait gagner un peu d’argent pour sortir sa mère du ghetto. Il a été tué en Ukraine, sur le champ de bataille, après avoir été recruté par l’armée russe, victime d’une fausse promesse d’emploi ».

« L’histoire est presque toujours la même, explique l’hebdomadaire. Elle part d’une promesse d’emploi attractive publiée par une agence de recrutement », mais une fois sur place, les jeunes Kényans sont enrôlés de force. « Quand elles débarquent en Russie, les recrues kényanes sont incorporées aux troupes russes. Des salaires promis elles ne voient jamais la couleur », raconte le Point.

Funérailles factices

Beaucoup de ces jeunes Kenyans se retrouvent dans le Donbass occupé par les troupes russes, c’est-à-dire « la zone la plus dangereuse, sous le feu des drones ukrainiens ». Pour les familles endeuillées, la seule consolation est le rapatriement du corps de leur défunt. Et même cela ne leur est pas toujours accordé. Alors, explique le Point, « elles organisent des funérailles factices, au cours desquelles elles enterrent des bananes ou des branches de théiers dans un linceul ».

Précision importante : les autorités kenyanes ne seraient pas étrangères à ce trafic. « Plusieurs officiels kényans, députés, ministres, policiers, magistrats sont soupçonnés d’être mêlés à cette entreprise de recrutement au profit de la Russie », explique le Point.  

Selon l’hebdomadaire, le Kenya serait « le premier pourvoyeur d’Afrique de chair à canon pour l’armée russe en Ukraine ». 

Cyberattaque, insurrection, grève du zèle...

En France, la campagne pour l’élection présidentielle bat son plein et l’Express est inquiet pour 2027. « Comment les services secrets se préparent au pire », annonce l’Express, qui s’inspire d’un livre qui vient de paraître « La Nouvelle Armée des Ombres », signé de trois journalistes spécialisés dans le renseignement, Pierre Gastineau, Antoine Izambard et Franck Renaud.  

Tout d’abord, nous dit l’Express, « les services de renseignement s’entraînent déjà à parer une éventuelle attaque russe pendant la campagne », probablement une « cyberattaque ».

« On découvre encore, nous dit l’hebdomadaire, que dans le plus grand secret, un "nouveau bunker en banlieue parisienne" a été récemment construit, au cas où le président de la République devrait quitter le palais de l’Élysée, assiégé ou envahi. Dans cette dernière hypothèse, précise l’Express, le désordre pourrait découler d’émeutes à Paris ».

En effet, selon l’une des sources des auteurs de L’armée des Ombres, « des signaux faibles se multiplient pour imaginer (dans le cadre d’une victoire du Rassemblement National à l’élection présidentielle), qu’un mouvement contestataire pourrait, à l’appel de l’extrême gauche, descendre sur Paris et provoquer des émeutes insurrectionnelles (…) un régiment pourrait être "appelé à intervenir face à la rue" ».

Et en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon, le chef de la France Insoumise, les auteurs de l’Armée des ombres évoquent une possible « grève du zèle massive » de « certains pans de la sécurité intérieure ». Autant dire que la sérénité n’est pas à l’ordre du jour dans les services de renseignement français …

« Il est habité par lui-même »

Le Point affiche en Une, une photo d’Emmanuel Macron, encore adolescent… Photo accompagnée de ce titre : « Un enfant à l’Élysée ». Titre inspiré de celui du livre publié par la journaliste Catherine Nay : « Ce pays dont le prince est un enfant ».

« Un livre, nous dit l’Express, qui « étaye la thèse d’un être enfermé dans les schémas de son enfance et, à la fin, inapte à la fonction présidentielle ».

Catherine Nay n’y va pas de main morte et explique : « La vanité traduit un sentiment d’insécurité. Lui était au-dessus de tout ça. Etranger à la vantardise, il ne parlait jamais de lui, car il avait la certitude que tout le monde admettait qu’il était au-dessus et unique ».

Une confiance en lui qu’il devrait notamment à sa grand-mère, Manette, qui lui disait : « Je n’aime que toi ».

« Y a-t-il chez Emmanuel Macron un élan mystique ? » demande l’Express. « Emmanuel est habité par lui-même, par son ambition », répond Catherine Nay. Il s’est ancré en lui ce précepte (du philosophe) Paul Ricoeur : "Croire que je peux, c’est déjà être capable" ».

Quant à l’introspection, ce n’est pas son point fort. « Il en est incapable, assure Catherine Nay, car il n’a jamais tort, c’est une constante chez lui. Même quand il s’excuse, il revient plus tard pour expliquer qu’il avait raison ». Un portrait peu flatteur, qui ne sera sans doute pas du goût du président français... 

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