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Wednesday, October 14, 2026

États-Unis: les fêtes des associations étudiantes masculines suspendues à l'université Cornell

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A Ithaca, dans l'État de New York, l'université Cornell interdit désormais les événements organisés par les fraternités étudiantes du campus. Une décision annoncée après la polémique déclenchée ces dernières semaines par les accusations de viols visant 7 étudiants. Une affaire qui continue de faire beaucoup de bruit.

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Avec notre correspondante à New York, Loubna Anaki

Pour le président de Cornell, il s’agit « d’une décision nécessaire pour tout remettre à plat, identifier les failles et prendre des mesures concrètes ». Un mois après la plainte d’une ancienne étudiante accusant 7 élèves de viols, l’université a décidé de suspendre tous les événements, les fêtes organisées sur le campus par les fraternités, ces associations étudiantes masculines. Une interdiction qui sera en vigueur jusqu’à la fin de l’année scolaire.

L’ancienne étudiante avait saisi la justice civile. Âgée de 20 ans au moment des faits, en 2024, elle affirme avoir été violée par sept étudiants, membres de la fraternité Chi Phi, alors qu'elle avait consommé de l'alcool et de la kétamine.

Prise en charge des victimes

Le président de Cornell a également annoncé toute une série de mesures visant à mieux gérer les potentielles affaires de viols ou d’agressions sexuelles sur le campus, à commencer par renforcer les équipes chargées de prendre en charge les victimes.

Il faut dire que Cornell a été vivement critiquée pour sa gestion de cette affaire. La jeune femme à l’origine de la plainte estime qu’elle n’a pas été protégée ou entendue par l’administration, en 2024. Reste à savoir si ces annonces vont suffire à calmer les tensions sur le campus. Ces dernières semaines, les étudiants ont organisé de nombreuses manifestations et appellent au démantèlement pur et simple des fraternités.

Selon une étude publiée en 2020 par l'Association des universités américaines et portant sur 33 établissements, un quart des étudiantes en équivalent licence (bachelor's degree) indiquaient avoir été victimes d'un contact sexuel forcé ou sans possibilité de consentement.

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