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Monday, October 19, 2026

Syrie: la communauté alaouite marginalisée subit toujours plus de violences

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Un tribunal syrien a rendu un nouveau verdict le 16 octobre dans l'affaire du massacre d'au moins 361 Alaouites survenu l'an dernier. Un procès par lequel les nouvelles autorités espèrent donner des gages en faveur d'une justice transitionnelle exemplaire. Sauf qu'en parallèle, la minorité alaouite voit s'accumuler les violences à l'encontre de ses membres. Le 18 octobre, une adolescente alaouite de 15 ans a été agressée sexuellement dans la région de Hama, sans qu'aucun suspect n'ait encore été inquiété. 

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Les crimes du genre se multiplient depuis la chute de l'ancien régime. Des civils alaouites, agressés, tués, souvent par des « hommes armés non identifiés », et jamais poursuivis. Des violences qui ont culminé avec les massacres de début 2025. De quoi renforcer, parmi la communauté alaouite, le sentiment de vulnérabilité dans la nouvelle Syrie dominée par un gouvernement à majorité sunnite.

« Il m'a menacé de mort »

Samir, un nom d'emprunt, a accepté d'en témoigner auprès d'Aabla Jounaïdi, du service international de RFI : « Après la chute du régime, j’ai perdu mon emploi, j’ai perdu ma maison à Damas, j’ai perdu ma voiture, qui m’a été volée par quelqu’un que je connaissais vraiment très bien. Quand je l’ai contacté récemment, il m’a dit qu'il avait aussi mon argent et il m’a menacé de mort. »

Parti clandestinement au Liban, où ont fui également des membres de l'ancien appareil sécuritaire, Samir redoute l'amalgame : « Je veux juste qu'on garantisse notre présence, à nous les Alaouites, sur le territoire libanais. Qu'on délivre des titres de séjour aux personnes qui y ont droit, et pas à celles qui ont fui la Syrie parce qu’elles sont des criminelles. »

Attentes

Dans la nouvelle Syrie, les autorités affichent la volonté de juger tous les crimes. Mais les observateurs attendent toujours des procès à la hauteur des exactions commises avant, mais aussi, après la chute de Bachar el-Assad.

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