La CPI a émis deux mandats d'arrêt contre deux ministres talibans en charge de l'Éducation

La Cour pénale internationale recherche deux responsables talibans de plus. Le chef suprême du mouvement et le président de la Cour suprême afghane étaient déjà visés par des mandats d'arrêt. La CPI a dévoilé ce lundi qu'elle en avait émis deux de plus. Ils visent cette fois-ci des ministres en charge de l'Éducation. La cour de La Haye les accuse de crime contre l'humanité. En cause, l'interdiction faite aux femmes d'étudier au-delà de l'âge de 12 ans.
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En droit international, les persécutions liées au genre constituent un crime contre l'humanité et pour la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale, il existe des « motifs raisonnables » de croire que les deux ministres visés sont « pénalement responsables d'avoir ordonné, incité ou sollicité » des persécutions à l'encontre de filles et de femmes.
Pour l'institution, les persécutions liées au genre en Afghanistan sont nombreuses. Des décrets et des édits ont privé les femmes de « leurs libertés de circulation, d'expression, de pensée, de conscience et de religion » note la chambre préliminaire. Ils leur ont aussi interdit d'étudier au-delà de l'âge de 12 ans.
Les deux ministres visés, en charge de l'Éducation et de l'Éducation supérieure, sont poursuivis pour avoir contribué à la mise en place de cette politique discriminatoire.
Ces mandats ont été émis en septembre 2025 mais rendus publics uniquement ce lundi. Ils ont été rapidement rejetés par le gouvernement taliban. « Nous sommes soumis aux décisions de la charia islamique et de ses tribunaux, et non à celles des services de renseignement ou de soi-disant tribunaux », a déclaré le porte-parole en chef du gouvernement à Kaboul.
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