Daily MaverickProtests erupt in Nigeria after 37 miners die in custody of paramilitary agencyInquirerCPD: 14.1% of Filipinos still use traditional family planningPunchAlexander-Arnold, Palmer return to England squad for Nations LeagueThe Jerusalem PostMamdani says he will not join demonstrations against Netanyahu during New York visitוואלהשלושה תלמידים נהרגו באירוע ירי בבית ספר בפיליפינים, בהם החשוד ביריEl Comercio“Estados Unidos tiene la tecnología, pero la guerra con Irán revela el límite de sus arsenales”RTP DesportoFlamengo apurado para as `meias` da LibertadoresSouth China Morning PostUS hands over 64 smuggled artefacts to China in diplomatic push before leaders’ meetingGhaflaSenator Karen Nyamu Opens Up About Parental Guilt And Balancing Politics With Raising Three ChildrenThe Hollywood ReporterHow Fatih Akin Breathed Life Into San Sebastian’s Haunting Opener ‘Ghost Song’Anime News NetworkRelive Your FF7 Trauma in Tokyo Game Show Photo OpNOS SportMotorcoureur Veijer breekt sleutelbeen bij crash in vrije training
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, September 18, 2026

Le reboot Netflix de Narnia, déjà jugé trop woke, enrage les puristes

Translate

Alors que le public espérait désespérément retrouver la magie féerique et l’innocence des premiers films des années 2000, Greta Gerwig vient d’asséner le coup de grâce à la franchise pour de nombreux fans.

C’est lors d’un entretien accordé au magazine Empire que la réalisatrice de Barbie a dévoilé la direction que prendrait son reboot de la série de films Narnia. Justifiant ses choix créatifs par une interprétation pour le moins tirée par les cheveux de l’œuvre originale, Greta Gerwig a expliqué à Empire vouloir « un opéra rock », « quelque chose de grand et de transportant ». Elle relie l’idée au fait que, dans le récit de C.S. Lewis, Narnia est « littéralement un monde fait de musique » chanté par Aslan, comme le rock est, à ses yeux, « un monde fait de musique ».

Produit par Netflix, le film sortira d’abord au cinéma le 12 février 2027, en IMAX, avant d’arriver sur la plateforme de streaming le 2 avril 2027. Il adapte Le Neveu du magicien, le récit qui ouvre chronologiquement la saga de C.S. Lewis et raconte la naissance de Narnia, mille ans avant Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique.

Une vision « audacieuse » sur le papier qui oublie un détail majeur : le public ne réclamait absolument pas un festival de rock sous acides, mais le retour au conte enchanteur, solennel et contemplatif qui avait fait le succès des adaptations de Walden Media. Résultat ? L’annonce a déclenché une vague de désespoir pur et simple chez les fans de la première heure.

Premier aperçu d'Emma Mackey en Jadis dans le Narnia de Greta Gerwig // Source : Netflix/Empire
Premier aperçu d’Emma Mackey en Jadis dans le Narnia de Greta Gerwig // Source : Netflix/Empire

Un point que l’indignation en ligne tend à oublier, la réalisatrice a précisé à Empire que son film n’est pas une comédie musicale. Le rock britannique des années 1960 et 1970, Bowie, McCartney, les Who, sert d’inspiration et d’« ossature créative », pas de chansons. La réalisatrice a aussi déplacé l’intrigue du début du XXᵉ siècle vers le Londres de l’après-guerre des années 1950.

Meryl Streep en voix d’Aslan, la goutte d’eau pour les puristes

Comme si la guitare électrique dans un univers médiéval-fantastique ne suffisait pas, le casting du légendaire lion Aslan achève de cristalliser la fureur générale. Confier la voix et la présence du guide spirituel de Narnia à Meryl Streep, pourtant habituée aux éloges, est perçu par une grande partie de la communauté comme une provocation gratuite.

Confier ce personnage central, véritable allégorie christique dans l’œuvre de C.S. Lewis, à une voix féminine — le film continue pourtant de présenter Aslan comme un lion mâle — fait déjà hurler certains au « wokisme » paresseux. Nombreux sont ceux qui dénoncent une obsession hollywoodienne à vouloir déconstruire systématiquement les grands mythes littéraires pour coller aux cahiers des charges sociétaux du moment.

Le Monde de Narnia : Chapitre 1 - Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique // Source : D.R.
Le Monde de Narnia : Chapitre 1 – Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique // Source : D.R.

Les réseaux sociaux entre dégoût, désespoir et appels au boycott

Sur X (anciennement Twitter), l’ambiance est au deuil national chez les amoureux de littérature fantastique. La fracture entre la vision de la réalisatrice et les attentes des spectateurs semble déjà irrémédiable :

Beaucoup y voient un contresens littéraire total. De nombreux lecteurs rappellent que C.S. Lewis se retourne probablement dans sa tombe face à une esthétique qu’ils jugent à l’opposé du ton chrétien, solennel et poétique des bouquins. Beaucoup de commentaires déplorent le manque d’identité visuelle de la production, accusée de n’être qu’une énième soupe formatée pour les algorithmes du géant du streaming.

Signe ultime du rejet des décisions de la firme au N rouge, certains fans dépités affirment déjà préférer générer leur propre adaptation fidèle via des intelligences artificielles plutôt que de donner un centime à ce qu’ils qualifient de « boucherie hollywoodienne ».

En voulant imposer sa patte pop et irrévérencieuse à un monument de la fantasy, Greta Gerwig s’engage sur un terrain miné. Si l’objectif était de faire parler du film, le pari est réussi.

Narnia

Il n’y a pas d’offres pour le moment

Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !

Logo PWA

Les dernières actualités sur Netflix

View the original on Numerama

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.