Comment commencer son arbre généalogique ? La "Commission histoire des familles" de Charleroi peut vous aider

"Un arbre généalogique bien touffu, avec des feuilles, c’est tout de même plus agréable". La directrice de la Commission, Ghislaine Vanderick, plante le décor. Elle insiste sur l’importance des documents familiaux, qui viendront étoffer l’arbre généalogique, mais aussi sur la transmission orale. "Il faut commencer tôt tant que les parents et grands-parents sont encore en vie. Ils peuvent nous donner des informations très précieuses pour la suite."
© Justine Hermans
À partir de 1800
À partir d’environ l’an 1800, de nombreux documents de l’état civil (actes de naissance, mariage, décès…) sont numérisés et sont accessibles gratuitement via une recherche sur deux sites gratuits : Agatha et FamilySearch. "C’est très simple, il faut simplement un nom, une ville, ou encore une date et le tour est joué."
Avant 1800, il est aussi possible de retrouver des informations numérisées mais elles se trouvent alors dans les registres paroissiaux. "Ça dépend alors du curé, de ce qu’il a bien voulu écrire, de ce qu’il n’a pas oublié. Les actes sont beaucoup moins précis. Il faut aussi très souvent déchiffrer le latin", explique la directrice de la Commission. Les incendies du passé ont aussi emporté avec eux de précieuses informations.
Italie, Pologne…
Les conseils donnés par l’association concernent surtout la Belgique. Mais que faire quand nos origines familiales sont plus éloignées ? "Je suis d’origine italienne et je n’ai pas pu remonter au-delà de la 4 ou 5e génération", précise Michel Grossi, membre de l’association. "C’est très lacunaire en Italie mais il existe aussi des sites webs dédiés, comme dans d’autres pays. C’est du cas par cas."
Jusqu’à quand remonter ?
Francine est membre depuis de nombreuses années de l’association carolo. Pour elle, il ne sert à rien d’empiler les dates et les noms d’ancêtres si on ne connaît pas un petit bout de leur histoire. "Pour moi, une généalogie n’a de sens que si elle s’inscrit dans le contexte d’une famille, d’un village, d’une époque. Quels étaient les métiers des personnes ? Pourquoi se sont-elles déplacées à tel ou tel endroit ? C’est passionnant et on découvre l’histoire autrement."
L’association carolo met en garde contre les sites payants, parfois très chers et truffés d’erreurs. L’intelligence artificielle peut donner un coup de main mais les habitués de généalogie conseillent de toujours vérifier soi-même les réponses données par l’IA.
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