11 Septembre : la Cour suprême américaine rejette un recours de Khalid Cheikh Mohammed

La Cour suprême américaine a rejeté lundi un recours de Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, et de deux de ses coaccusés, visant à rétablir leur accord de plaidoyer de culpabilité annulé en 2025.
Dans un bref avis, non motivé, la Cour rejette ce recours qui aurait annulé la tenue de leur procès devant un tribunal militaire à Guantanamo, prévu à partir de juin 2028, pour terrorisme
et meurtre de près de 3000 personnes dans ces attentats commis sur le sol américain.
Khalid Cheikh Mohammed, un Pakistanais élevé au Koweït, était l'un des principaux lieutenants d'Oussama ben Laden au sein de l'organisation djihadiste Al-Qaïda jusqu'à sa capture en mars 2003 au Pakistan. Il doit être jugé avec trois autres accusés : Walid ben Attash, Mustafa Al-Hawsawi et Ammar Al-Baluchi, aussi appelé Ali Abdul Aziz Ali.
Les quatre hommes, qui font partie des tout derniers détenus de la base militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, n'ont jamais été jugés, la procédure s'étant enlisée sur la question de savoir si les tortures subies rendaient irrecevables les éléments à charge retenus contre eux.
Les accusés
- Khalid Cheikh Mohammed : cerveau présumé des attentats du 11 Septembre et ancien numéro 3 d'Al-Qaïda
- Ammar Al-Balushi, aussi appelé Ali Abdul Aziz Ali : connu sous le nom d'Ammar Al-Balouchi, neveu et présumé lieutenant de Khalid Sheikh Mohammed
- Mustafa Ahmad Al-Hawsawi : présumé assistant d'Al-Balouchi
- Walid ben Attash : connu sous le nom de Khallad, il aurait choisi et entraîné les 19 pirates de l'air
La justice militaire américaine a déclaré en août irrecevables les aveux de Khalid Cheikh Mohammed, passé par les prisons secrètes de la CIA en Pologne pour subir des séances d'interrogatoire sous la torture avant son transfert à Guantanamo en septembre 2006, y compris ses déclarations aux interrogateurs sur la base militaire en 2007.
En juillet 2025, une cour d'appel américaine avait annulé l'accord de plaidoyer de culpabilité obtenu par Khalid Cheikh Mohammed et deux de ses coaccusés, retardant encore la résolution judiciaire de l'un des épisodes les plus traumatiques de l'histoire des États-Unis.
Ces accords, qui leur auraient sans doute évité d'encourir la peine capitale, avaient fait polémique en pleine campagne pour la présidentielle de novembre 2024.
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