Mobilisation en France: après les violences, les premières condamnations sont tombées

Alors que l'exécutif a annoncé le placement en garde à vue de 2 513 personnes et l'incarcération de 67 autres individus après les violences du week-end des 17 et 18 octobre en France, les premières comparutions immédiates ont eu lieu dans les tribunaux du pays, lundi 19 octobre. Certains secteurs de plusieurs grandes villes comme Lyon, Paris, Lille ou Nice ont également connu leur première nuit sous couvre-feu.
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Alors que le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a précisé, dans la soirée du lundi 19 octobre, que 2 513 personnes avaient été placées en garde à vue et 67 autres incarcérées après les violences, les saccages et les pillages des 17 et 18 octobre dans plusieurs grandes villes de France, les premières comparutions immédiates ont commencé quelques heures plus tôt dans les différents tribunaux du pays.
Au tribunal judiciaire de Paris, un jeune homme de 21 ans qui a été arrêté samedi 17 octobre vers midi près de la place de la Bastille a par exemple été présenté à la justice. Dans son sac, les policiers ont retrouvé huit bouteilles en verre, de l'alcool à brûler, des chiffons et trois briquets. Autrement dit, « tout ce qu'il faut pour faire un cocktail Molotov », résume le procureur.
Si le prévenu reconnaît les faits de détention de substances incendiaires et explosives, il nie en revanche avoir eu l'intention de s'en servir même si, dans son téléphone, figure cette question posée à ChatGPT quatre jours plus tôt : « Comment se protéger d'un cocktail Molotov ? ».
Son avocate, qui avait appelé à ne pas faire de procès d'intention et à s'en tenir aux faits, se dit stupéfaite par la peine prononcée : huit mois de prison, dont deux mois ferme avec mandat de dépôt, alors que le procureur n'avait pas requis d'incarcération.
Une peine de prison ferme contestée par la défense
« C'est vraiment un choc. Là, le but, c'est de faire un exemple et de montrer que les peines prononcées sont extrêmement dures », dénonce-t-elle, soulignant que son client n'a pas de casier judiciaire, qu'il travaille, dispose d'un logement et qu'il doit pourtant partir en prison le soir même.
Dans une autre salle du tribunal, un jeune homme de 25 ans jugé pour avoir tiré au mortier sur une voiture de police a, lui, été condamné à dix mois de prison avec sursis. Les deux prévenus ont également interdiction de paraître à Paris pendant un an.
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