Forte chute des cours du blé tendre aux États-Unis et en Europe grâce à l'espoir de pourparlers de paix en Ukraine

Les prix du blé sont en forte chute ce mois d’octobre aux États-Unis et en Europe. Une baisse liée à une moindre demande pour le blé états-unien et aux espoirs d'une solution pour les exports de céréales en mer Noire.
La baisse des prix ne veut pas dire que toutes les inquiétudes ont été balayées, loin de là, mais l'espoir de voir se dessiner des pourparlers de paix entre Kiev et Moscou a suffi, ces dernières semaines, à renverser la tendance globale, et même très nettement puisque, après avoir atteint un pic en septembre, les prix ont baissé durant huit semaines d’affilée – soit la plus longue chute depuis 1997.
Le blé américain n'a pas été assez compétitif sur le début de la campagne commerciale et s'est donc moins vendu, explique Maxence Devillers, analyste marché pour Argus Media France. Quand un produit est moins demandé, son prix finit logiquement par baisser.
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Le blé européen finalement aussi vulnérable
En Europe aussi les prix montrent des signes de faiblesse. Jusqu'au 26 octobre, la baisse était moins marquée car beaucoup plus d'éléments tiraient dans le sens d'un raffermissement des prix. Les exportations de blé français et roumain ont par exemple profité des difficultés d'exportations via la mer Noire, et sont en avance en termes de volumes vendus par rapport aux prévisions initiales. Mais le 26 octobre, le blé européen a fortement baissé lui aussi, en raison d'annonces russes sur des discussions autour des exportations de céréales.
Les exportations de blé russes poussent aussi les prix vers le bas : elles ont été finalement meilleures que prévu et ce grâce à l'ouverture de routes alternatives, via les ports de la Baltique. En octobre, le pays pourrait exporter 3 millions de tonnes, selon Argus Media France.
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Production mondiale quasi-record
Les bonnes perspectives de production de l'Australie et de l'Argentine sont elles aussi défavorables pour les prix, européens comme américains. La production mondiale s'annonce quasi record cette année, et sera peut-être la deuxième plus importante récolte jamais enregistrée.
L'année prochaine, la donne s'annonce différente : les difficultés d'exportation des blés de la mer Noire devraient entrainer une baisse de la production ukrainienne : le ministre de l’Agriculture annonce une diminution de 18 % des semis de blé d’hiver, qui sont actuellement en cours. Cette baisse pourrait aussi se dessiner en Russie, même si le pays n'a pas communiqué sur le sujet.
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