Procès des «Dubaï Papers»: trois sociétés et 14 personnes, dont un prince belge, seront jugées à Paris

C'est l'un des plus importants procès de ces dernières années pour fraude fiscale… L'affaire des « Dubaï Papers » s'ouvre ce lundi 2 novembre devant le tribunal correctionnel de Paris. 14 personnes et 3 sociétés comparaissent, soupçonnées d'avoir organisé entre 2007 et 2018 un vaste système permettant à de riches Français d'échapper à l'impôt. Au moins 54 millions d'euros auraient échappé au fisc.
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Les « Dubaï Papers » est le nom d'une fuite de milliers de documents internes révélée en France par le journal le Nouvel Obs et la Cellule investigation de Radio France en septembre 2018.
L'organisateur de ce réseau est le groupe Helin, une nébuleuse spécialisée dans l'ingénierie de fraude et installée aux Émirats arabes unis. À sa tête, l'ex-banquière britannique Geraldine Whittaker, dont le trust, W Trust, est l’actionnaire principal du groupe Helin. Elle est associée depuis vingt ans au prince belge Henri de Croÿ.
Faire disparaitre l'argent via des sociétés offshore
Le principe était simple : faire disparaitre l'argent des radars du fisc en le faisant transiter via des sociétés offshore sur des comptes bancaires dans le monde entier. Les clients pouvaient ensuite récupérer leurs avoirs avec des cartes bancaires prépayées. Selon les enquêteurs, plus de 200 millions d'euros d'actifs auraient ainsi été dissimulés.
C'est par une clé USB, contenant des milliers de documents sensibles, remise anonymement au parquet national financier, que l'affaire avait éclaté en 2018. Parmi les personnes qui comparaissent pour fraude fiscale et blanchiment en bande organisée, des dirigeants d'entreprise, avocats fiscalistes et experts-comptables. Le procès doit durer un mois.
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