Manifestations des lycéens en France : l'ONU "inquiète" face aux violences

"Nous suivons avec inquiétude les incidents liés aux manifestations étudiantes et aux blocages de lycées en France, dont certains ont dégénéré en violences", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Shabia Mantoo, lors d'un point de presse à Genève.
"Nous appelons chacun à veiller à ce qu'elles (ces manifestations, NDLR) restent pacifiques et à ce qu'il n'y ait pas de recours disproportionné à la force de la part des forces de l'ordre. Le droit de réunion pacifique doit être respecté", a-t-elle ajouté.
Depuis le début de la mobilisation le 17 septembre, marquée par des violences à six mois de l'élection présidentielle, les lycéens français réclament de meilleures conditions d'apprentissage, une rénovation du bâti et la suppression de la sélection par la plateforme d'orientation Parcoursup.
Le mouvement a donné lieu ponctuellement à des violences (bâtiments et poubelles incendiés, mobilier urbain détruit...), jugées d'"inqualifiables" par le gouvernement, et la réponse policière a été vivement critiquée.
Dans les manifestations, les slogans contre les violences policières occupent une place presque aussi importante que les revendications sur le manque de moyens.
Face aux accusations, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réagi vivement. Parler d'"instructions politiques de répression policière" est un "mensonge" qui jette "l'opprobre contre la police", a-t-il déclaré mercredi à l'Assemblée nationale, évoquant des "accidents" qui "peuvent arriver".
Un adolescent de 15 ans a eu sa main arrachée par une grenade à Lens (nord) lundi. À Tours (ouest), un lycéen de 16 ans a perdu l'usage d'un oeil lors d'un blocus, le parquet évoquant des lésions "compatibles" avec un tir de lanceur de balles en caoutchouc.
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