Le gouvernement «en réflexion» sur la voix à donner à la région de Québec
Absent de la carte électorale de la capitale, le nouveau gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon songe à créer une « instance gouvernementale » afin de « bien représenter les intérêts » de la région.
Soucieux d’« en faire plus » pour une Capitale-Nationale qui deviendrait le siège politique et diplomatique d’un éventuel pays du Québec, le nouveau premier ministre est « en réflexion » pour assurer que la voix de la Capitale-Nationale se fasse entendre même si la région a boudé le parti au pouvoir le 5 octobre dernier.
Paul St-Pierre Plamondon a désigné Nicolas Girard, ancien directeur général du Réseau de transport de la Capitale de 2022 à 2026, à titre de ministre responsable de la région de Québec.
Quelques heures à peine après l’assermentation de son nouveau ministre des Transports et des Affaires municipales et avant même de sortir du Salon rouge où avait lieu la cérémonie, « PSPP » gazouillait à propos de deux options étudiées par son gouvernement.
« Le Parti québécois ne peut malheureusement pas avoir un ministre élu issu de la Ville de Québec parce que le choix des électeurs n’offre pas cette possibilité, a avancé le 34e premier ministre. Une fois le constat fait, nous sommes en train d’étudier deux possibilités. La première, remettre entre les mains des élus du Parti conservateur et de Québec solidaire la représentation des intérêts de Québec auprès du gouvernement. La deuxième, nommer des gens au sein du gouvernement en charge de [sic] faire cette représentation des intérêts et des dossiers de Québec au bureau du premier ministre. »
Plusieurs ont vu, dans ce message lancé sur les réseaux sociaux, un signe de confusion au sein du gouvernement. « Si je comprends bien, a écrit la leader parlementaire du Parti conservateur, Maïté Blanchette Vézina, vous désavouez votre ministre responsable de la Capitale-Nationale alors qu’il vient à peine d’être nommé ? »
Surprise que le premier ministre écarte le Parti libéral de la discussion même si la formation a conquis une circonscription à Québec, la députée libérale de Jean-Talon, Julie White, accuse le Parti québécois (PQ) de sembler « totalement mêlé en ce qui concerne la Capitale-Nationale. »
« J’espère que ces tergiversations, a-t-elle affirmé dans un message relayé sur les réseaux sociaux, ne nuiront pas aux intérêts de notre région. »
Paul St-Pierre Plamondon a par la suite précisé, lors d’une mêlée de presse avec les journalistes, qu’il étudiait la possibilité de créer une « instance gouvernementale pour bien représenter les intérêts de la Ville de Québec. » L’auteur Jean-François Lisée, chroniqueur au Devoir et ancien chef du PQ, a pour sa part indiqué à Radio-Canada que selon ses informations, l’instance représentative pourrait inclure des élus, mais aussi des membres de la société civile. Ceux-ci formeraient un « genre de conseil » pour épauler Nicolas Girard.
Le quotidien de la rue Berri a tenté en vain d’obtenir des précisions du gouvernement jeudi. Le Parti libéral et Québec solidaire ont tous deux indiqué que le parti au pouvoir n’avait initié aucune discussion avec eux en vue de leur confier un éventuel rôle de représentation dans la région de Québec. Le Parti conservateur, pour sa part, n’avait pas répondu aux demandes du journal au moment où ces lignes étaient écrites.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.