Meryem Aboulouafa, une lueur d’espoir, une voix dans un monde fracassé

Meryem Aboulouafa, poète, danseuse, chanteuse et compositrice née à Casablanca au Maroc, était présente au festival Les Escales de Saint-Nazaire en juillet 2026. Une jeune femme héritière, sans le vouloir, des grandes voix qui ont marqué et marquent encore l’histoire du Maghreb à l’Orient.
Comme sur les pochettes de vinyle d’époque d’Oum Kalthoum, Meryem Aboulouafa semble poser pour l’éternité. Un regard de geais : perçant, sombre car l’époque est trouble, bienveillant également. Et cette voix, puissante, un appétit pour l’art né avec son père : « Je me rappelle, quand je chantais pour mon père, il m'a toujours encouragée. Par exemple, pour l'activité artistique de manière générale. Il m'avait inscrite en fait au conservatoire pour pratiquer la danse classique. C'était vraiment le cas aussi pour mes frères aînés. Il disait que c'était vraiment très bien pour la posture. Et on avait justement une dame qui jouait au piano et nous, on dansait en même temps. Ça se passait au conservatoire (boulevard) de Paris à Casablanca. »
Si elle parcourt le monde, si elle a posé ses valises à Paris, Meryem Aboulouafa aime citer deux éléments qui ont marqué sa jeunesse et façonné son identité : la diva du Liban, Fayrouz, et la ville où elle a grandi, sa ville blanche, la capitale économique du Maroc, Casablanca. « Marocaine, casawia, casablancaise, qui a ouvert les yeux littéralement sur le monde, vraiment depuis cette ville, parce que c'est une ville qui accueille tellement de différences, vraiment, elle s'ouvre au monde entier », explique-t-elle.
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Difficile de savoir d’où vient la sagesse dans le cœur d’une personnalité. Et si la colère est forte face à ceux qui cherchent seulement à diviser, Meryem Aboulouafa crée des mélodies et des textes pour mieux nous rassembler, pour nous dire que l’on a encore le droit de rêver : « Ce que je défends à travers mon art, c'est la liberté des individus, la liberté de se connaître, de faire des erreurs, la liberté d'être pleinement. Je rêve de paix, de sérénité, de quiétude et de bonheur. Si chacun se porte vraiment bien, il y aura pas de frictions, il y aura pas autant de frictions. Je pense pas qu'il y aura autant de guerres et je pense qu'il y aura beaucoup plus de clémence dans nos interactions. Alors, je nous souhaite d'être bien. »
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