Niger: «Qu'on nous dise ce qu'on reproche» à Moussa Kaka, réclame Journalistes pour les droits de l'homme

L'association Journalistes pour les droits de l'homme (JDHO), basée au Togo, a adressé une lettre ouverte au chef des autorités de transition au Niger pour exiger des informations sur le sort de Moussa Kaka, notre confrère, porté disparu depuis le 31 août, que vous avez entendu raconter l'actualité nigérienne pendant des années sur notre antenne. Le ministre nigérien de la Justice a affirmé qu’il est en vie en détention. « Qu'on nous dise là où il est, les conditions dans lesquelles il est détenu, ce qu'on lui reproche et qu'on ouvre une enquête judiciaire », insiste le président de JDHO.
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Au Niger, cela fait sept semaines ce 19 octobre 2026 que Moussa Kaka n'est pas rentré chez lui. Notre confrère, que vous avez entendu raconter l'actualité nigérienne pendant des années sur notre antenne, n'a plus été vu ni entendu depuis qu'il a quitté les locaux de son média à Niamey, Radio-Télévision Saraounia, le 31 août au soir. Ni sa famille, ni son avocat n'ont pu avoir de contact avec lui.
Il y a deux semaines, Reporters sans frontières (RSF) a pu joindre le ministre nigérien de la Justice. Alio Daouda a affirmé que Moussa Kaka est en vie et en détention.
Lettre ouverte aux autorités de transition
L'association Journalistes pour les droits de l'homme (JDHO), basée à Lomé au Togo, a adressé une lettre ouverte au chef de la junte au Niger, le général Abdourahamane Tiani. Elle lui demande des explications : où se trouve Moussa Kaka ? Et dans quel cadre est-il détenu ?
« Moussa Kaka est comme une référence en matière journalistique et il faut quand même être d'accord que ce n'est pas Monsieur tout-le-monde, souligne Richard Aziagué, président de cette association. Moussa Kaka est un journaliste reconnu, le patron d'un groupe de médias ».
Il s’émeut : « Il est humain comme tout le monde. S'il y a un problème, s'il y a un truc qu'on lui reproche, c'est quand même de bon droit, de bon ton, qu'on le lui notifie à lui, plutôt que de l'enfermer dans un endroit où il n'a pas accès à ses avocats, où il n'a pas accès à sa famille. Imaginez un peu tout ce stress là que ce monsieur doit supporter, ainsi que sa famille, ses avocats et même le corps journalistique au Niger. »
Richard Aziagué conclut : « Je pense qu'il est quand même important qu'on nous dise là où il est, les conditions dans lesquelles il est détenu, ce qu'on lui reproche et qu'on ouvre une enquête judiciaire, si cela en vaut la peine. »
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