Le Parti libéral largue le roi, mais pas l’anglais et la religion
Les nouveaux députés du Parti libéral du Québec (PLQ) ont prêté serment de loyauté au peuple du Québec — et non pas au roi d’Angleterre — lundi à l’Assemblée nationale.
Des 40 élus libéraux, seule Affine Lwalalika, gagnante présumée dans Vachon, n’a pas pu participer à la cérémonie en raison du nouveau décompte des votes qui a lieu dans la circonscription.
À l’instar des péquistes, les libéraux de Charles Milliard ont laissé tomber le serment d’allégeance au monarque britannique.
Près de la moitié des membres du caucus — Madeleine Féquière, Elisabeth Prass, Greg Kelley, Filomena Rotiroti, Marc Tanguay, Enrico Ciccone, Michelle Setlakwe, Monsef Derraji, Désirée McGraw, David Bowles, André Fortin, Brigitte Garceau, Cécile Tremblay, Olivier Bertin-Mahieux, James Hughes, Louis Ialenti, Jennifer Maccarone — ont choisi d’affirmer leur loyauté envers le peuple du Québec en français et en anglais. Au total, 17 des 39 libéraux présents se sont donc exprimés dans les deux langues officielles du Canada.
Sur place, l’ex-premier ministre Jean Charest a observé son fils, Antoine Dionne Charest, élu dans Verdun. « On est très fiers de lui », a-t-il dit en faisant référence à sa femme, Michèle Dionne, également invitée à la cérémonie. « On se demande toujours quel impact aura la politique sur la vie de nos enfants. On fait du mieux qu’on peut. Et quand il fait, lui, le choix d’aller en politique, [qu’il] se fait élire, ça nous console un peu », a-t-il dit au Devoir.
Élu dans Hull, Sacha Cannon a lui aussi prêté serment devant son père, l’ex-ministre des Transports du Canada, Lawrence Cannon. Réélu dans Jacques-Cartier, Greg Kelley a réprimé un rire quand l’un de ses fils a réagi à sa prestation de serment, bien assis à côté de son grand-père, l’ex-ministre libéral responsable des Affaires autochtones, Geoff Kelley.
Les libéraux ont notamment réservé des applaudissements nourris à la députée de Jean-Talon, Julie White, unique libérale élue à Québec, au détriment du péquiste Pascal Paradis.
Seuls quelques élus se sont adressés aux médias à leur arrivée au parlement. M. Dionne Charest a dit ressentir un « grand privilège ». « [Pour] le reste, je fais mes classes. Je suis un petit nouveau », a-t-il déclaré. Nada Boumeftah, une avocate élue dans Maurice-Richard, a promis que « personne ne dormira sur le banc ». « Il faudra être éveillés, aiguisés et compétents », a-t-elle plaidé.
Le chef du PLQ, Charles Milliard, doit rencontrer la presse parlementaire plus tard en après-midi avec son leader parlementaire, André Fortin, et ses autres officiers : Madwa-Nika Cadet (whip en chef), Filomena Rotiroti (présidente de caucus et Julie White (leader parlementaire adjointe).
Les libéraux ont fait élire 40 députés le 5 octobre, doublant ainsi leur représentation au parlement, où siégeaient auparavant 18 d’entre eux au moment de dissoudre l’Assemblée nationale. En 2022, le PLQ avait remporté 21 sièges et obtenu 14 % du vote populaire. Ce pourcentage est passé à 24 % quatre ans plus tard.
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