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Thursday, October 1, 2026

Gemini 4 Argon s’attaque à ChatGPT et Claude : Google dévoile son IA la plus puissante

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Google vient de présenter Gemini 4 Argon, son nouveau modèle d’intelligence artificielle haut de gamme. Il est pour l’instant réservé à un petit cercle de spécialistes en cybersécurité. Le grand public devra patienter avant de pouvoir tester le nouveau rival de ChatGPT et Claude.

Google sort enfin l’artillerie lourde. Le géant de Mountain View a présenté Gemini 4 Argon, son nouveau modèle d’intelligence artificielle haut de gamme. C’est aussi et surtout le premier modèle de la famille Gemini 4. Il faudra s’armer de patience avant de pouvoir converser avec l’IA.

Today we’re introducing Gemini 4 Argon.

It delivers frontier performance in complex workflows across real-world software engineering, knowledge work, and cybersecurity defense with an industry-leading 1M token output limit. pic.twitter.com/oDaCoOLu5E

— Google (@Google) September 30, 2026

Comme l’explique le géant américain, Argon est taillé pour les tâches longues, qui exigent de nombreuses étapes de réflexion. Argon a été « conçu pour assurer un raisonnement approfondi tout au long de flux de travail complexes et à long terme ». Selon Google, Argon peut produire jusqu’à 1 million de jetons en une seule réponse, contre 64 000 auparavant.

Sur les benchmarks mis en avant par Google, Argon devance Claude Opus 5.5 d’Anthropic et GPT-6 Astra d’OpenAI. En interne, Argon a d’ores et déjà fait ses preuves, précise Google. « Des milliers de Googlers soulignent les forces de ce modèle pour les tâches de codage spécialisées, la recherche approfondie et la qualité de la rédaction », assure Google. Une équipe d’agents animés par Argon a notamment appliqué des optimisations dans les centres de données de Google, « libérant ainsi plus de 300 Tio de mémoire », en toute autonomie.

À lire aussi : Chez Google, l’IA n’a jamais coûté aussi cher (et le moral n’a jamais été si bas)

Argon, l’arme de Google pour la cybersécurité

C’est néanmoins sur la cybersécurité que Google met le paquet. Selon l’entreprise de Mountain View, Argon est capable de « détecter, valider et corriger de manière autonome les vulnérabilités logicielles critiques ». Sur un test de correction de failles, le modèle se montre aussi performant que GPT-6 Astra. Au cours des tests, le modèle « a mis au jour une faille critique exposant des données personnelles sensibles dans un logiciel de santé utilisé par des hôpitaux du monde entier ». C’est un risque majeur « qui avait échappé aux modèles précédents », souligne Google.

Lots of discussion out there about our next model(!), so I wanted to give an early look as soon as possible. Introducing Gemini 4 Argon!

It shows frontier performance in complex workflows, cyber defense and software engineering. Teams are using it extensively at Google, from… pic.twitter.com/sv4VNmQ0YT

— Sundar Pichai (@sundarpichai) September 30, 2026

Pour l’heure, Argon est uniquement « déployé auprès d’un groupe de spécialistes de la cybersécurité de confiance », par le biais d’un programme baptisé Fairwind. Google indique que « le déploiement sécurisé de fonctionnalités de pointe à ce niveau exige une approche progressive ». En miroir d’OpenAI et d’Anthropic, Google préfère offrir l’accès de son modèle de pointe à des sociétés triées sur le volet. Dans le cadre du programme, les spécialistes et les équipes internes de Google obtiennent un accès à une version d’Argon « sans aucune restriction de sécurité ». Pour Tulsee Doshi, responsable produit de Gemini, l’objectif est de mettre au plus vite un modèle puissant « dans les mains des défenseurs ».

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L’IA la plus résistante de Google

Avant d’ouvrir les vannes au grand public, Google promet de renforcer les garde-fous de l’IA. Le modèle est d’ailleurs conçu pour « refuser les requêtes malveillantes tout en préservant la recherche scientifique légitime ». Selon Google, Argon serait aussi le modèle de Google le plus résistant aux « injections d’instructions », ces pièges qui permettent de manipuler une IA.

Pour éviter que l’IA n’aille au-delà des intentions de l’utilisateur, Google déploie aussi des restrictions « qui surveillent le raisonnement et les actions d’Argon et interrompent l’exécution si nécessaire ». Enfin, Google précise que les environnements de test sont isolés et scellés. L’annonce d’Argon tombe un jour après la signature par Sundar Pichai, PDG de Google, d’un accord sur la sécurité de l’IA avec Donald Trump et d’autres géants de la technologie.

Google évoque un déploiement dans un avenir proche, sans date précise. Sans surprise, les abonnés à Google AI Ultra seront les premiers à tester Argon. Avec l’arrivée de Gemini 4, Google cherche à rattraper le retard accumulé sur OpenAI et Anthropic, surtout en matière de cybersécurité. Promis pour juin dernier, Gemini 3.5 Pro a même fini par être abandonné par Google à cause de performances jugées décevantes.

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