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Sunday, November 1, 2026

De nouvelles règles pour les cimetières et les funérailles : voici ce qui change ce 1er novembre

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Alors que de nombreuses familles se rendent ce dimanche dans les cimetières, la réglementation wallonne évolue. L’une des modifications concerne les cercueils utilisés pour les inhumations en pleine terre. Ceux-ci devront être fabriqués en bois massif ou dans des matériaux biodégradables répondant aux conditions prévues par la réglementation. L’objectif est notamment de permettre une décomposition naturelle de la dépouille. Pour les inhumations en caveau, d’autres matériaux restent autorisés sous certaines conditions.

Le registre tenu pour chaque cimetière est également renforcé. Davantage d’informations devront y être consignées afin d’assurer un meilleur suivi des sépultures. Il pourra notamment reprendre des données relatives aux concessions, aux éventuels déplacements des dépouilles ou encore à la conservation et à la dispersion des cendres. Les décisions d’enlèvement d’une sépulture et les constats de défaut d’entretien devront également être tracés plus précisément.

Les animaux de compagnie aussi concernés

Autre évolution qui devrait intéresser de nombreuses familles : l’acte de dernières volontés est complété. Une personne pourra y faire mention de l’existence d’un contrat obsèques, avec les références de celui-ci, mais aussi de ses souhaits concernant les cendres de ses animaux de compagnie.

La législation wallonne permet en effet, sous certaines conditions, que le contenant renfermant les cendres d’un animal accompagne son propriétaire décédé. Il peut notamment être placé dans le cercueil, un caveau, une cellule de columbarium ou un cavurne. Les cendres de l’animal peuvent également être dispersées au même moment que celles de son propriétaire. Dans un caveau, un columbarium ou un cavurne, la présence des cendres d’un animal ne peut toutefois pas empêcher ultérieurement l’accueil d’une urne destinée à une personne ayant droit à la sépulture.

La réforme encadre aussi certaines situations liées aux fœtus nés sans vie entre le 106e et le 180e jour de grossesse.

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Enfin, les règles en matière d’exhumation évoluent. Des exhumations dites « de confort », demandées par une famille pour retirer un cercueil ou une urne d’une sépulture, pourront être autorisées hors du délai sanitaire moyennant une demande motivée et une autorisation ministérielle. La période durant laquelle peuvent être organisées certaines exhumations techniques pourra, elle, être prolongée jusqu’au 15 mai, contre le 15 avril auparavant, à condition de respecter plusieurs obligations. Une série de changements qui entrent en vigueur symboliquement ce 1er novembre.

Près de la moitié des Belges (47 %) ne vont que rarement, voire jamais, au cimetière pour se recueillir sur la tombe d’un proche. Par ailleurs, quatre Belges sur dix (39 %) n’y vont que quelques fois par an, généralement aux occasions spéciales comme à la Toussaint. C’est ce qu’il ressort du baromètre funéraire publié tous les deux ans par le spécialiste funéraire DELA.

« Les cimetières doivent évolueravec leur temps »

Pour se souvenir d’un proche disparu, il existe désormais de nouvelles manières. « Beaucoup de Belges estiment que les cimetières doivent évoluer avec leur temps ; ils découvrent de nouvelles façons d’honorer la mémoire de leurs défunts, comme lors de concerts du réconfort ou même dans les stades de football », constate DELA.

Le cimetière n’est plus le lieu de recueillement par excellence. Seul un tiers des répondants (33 %) mentionne la visite sur la tombe comme manière de perpétuer le souvenir. Parmi ceux ayant perdu un proche au cours de l’année écoulée, 35 % n’y vont que rarement, voire jamais.

Les hommages prennent d’autres formes : 77 % entretiennent la mémoire en pensant simplement aux défunts, 47 % conservent des objets personnels et 43 % exposent leur photo chez eux.

Plus de verdure et un meilleur entretien Un Belge sur trois considère les cimetières comme obsolètes, mais beaucoup soulignent la nécessité de les améliorer : 44 % souhaitent qu’ils se fondent davantage dans la nature, 32 % demandent une meilleure maintenance communale et 19 % souhaitent des allées moins rectilignes.

Il faut aussi repenser l’espace : 44 % pensent que les nouveaux monuments devraient être plus petits pour une utilisation plus efficace. D’autres (17 %) plaident pour plus d’espace dédié à des rituels personnels. Enfin, 22 % se disent satisfaits des cimetières actuels.

« Nos attentes évoluent », explique Lien Verfaillie, porte-parole de DELA. « Les gens veulent y trouver la sérénité dans un environnement agréable. Aménager davantage d’espaces verts et d’espaces adaptés pourrait y répondre. Mais le cimetière n’est plus le seul lieu de recueillement. »

Du stade de football au jardin du réconfort

De nombreuses initiatives montrent que le cimetière n’est plus unique. Plusieurs stades de football consacrent une place aux supporters décédés. L’espace public ouvre de nouveaux lieux de réconfort, comme des jardins publics ou des arbres du réconfort itinérants. Des artistes utilisent l’art et la musique pour libérer la parole autour du deuil, et des concerts du réconfort remplacent parfois le silence dans les cimetières.

Lien Verfaillie ajoute : « Ce n’est pas un hasard. La religion ne joue plus un rôle aussi important qu’avant, et les familles vivent plus éloignées. La pandémie de Covid-19 a également accéléré la mise en place d’autres rituels. Allumer une bougie, se remémorer des souvenirs ou partager un moment suffit amplement. Avec le Fonds DELA, nous soutenons des projets qui permettent de laisser place au deuil. Même si le deuil est personnel, se remémorer ensemble de bons souvenirs et partager la douleur aide à trouver le réconfort. »

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