RTP DesportoCopenhaga - Sporting de BragaThe Jerusalem PostIsrael 'took the land' from Palestinians, has 'ceded moral ground,' Obama tells Belfast crowdESPNBauers' epic HR rocks Dodgers, helps move Brewers one win from World SeriesESPN DeportesVitinha: La vuelta de Cristiano debe resolverseBollywood HungamaKiss Ka Kissa: Vidhi Kasliwal announces romantic short film starring Priyanshu Painyuli and Vandana JoshInquirerDSWD: Mocking PWDs carries legal consequencesDaily MaverickCONSTITUTION @ 30: ‘The judges in green’ — The story behind the Constitutional Court’s iconic robesSoompiWin Signed Polaroids From LE SSERAFIM In Viki’s “Pass It On” Giveaway EventBusiness AMIndustriële productie in Europa daalt verder; België bij sterkste terugvallersZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioCollider'Sense & Sensibility' Steals 'Pride & Prejudice's Crown as a Masterpiece Austen Adaptation | Review
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, October 15, 2026

Après Boeing, Airbus doit composer avec un nouvel adversaire, et il vient de Chine

Translate

Le directeur des avions commerciaux d’Airbus reconnaît que la concurrence chinoise s’invite chaque semaine dans les discussions internes. Derrière l’aveu, un mouvement de fond : le C919 réduit sa part de composants occidentaux.

« Il n’y a quasiment pas une semaine où nous ne parlons pas de la concurrence en Chine ». Lars Wagner, directeur des avions commerciaux d’Airbus, a lâché l’aveu le 14 octobre à Toulouse, devant la presse réunie deux jours autour de l’aviation commerciale. La source de cette vigilance porte un nom, Comac, et une tendance : le constructeur public chinois « a commencé à réduire la part de composants occidentaux dans le C919 », son moyen-courrier rival de l’A320.

Le C919 apprend à se passer de l’Occident

Le monocouloir chinois vole aujourd’hui grâce à des moteurs et des équipements fournis par des industriels américains et européens. Cette dépendance servait de garde-fou : tant que chaque appareil embarquait des pièces occidentales, les cadences de Comac restaient suspendues aux licences d’exportation et au bon vouloir des fournisseurs. Chaque composant remplacé retire un levier de pression aux concurrents comme aux chancelleries. Wagner décrit un rival qui investit « massivement dans l’hydrogène vert, la production, la robotique, l’automatisation », et qui renforce ses capacités industrielles à mesure qu’il nationalise sa chaîne d’approvisionnement.

Comac poursuit en parallèle sa certification auprès du régulateur européen, dont les équipes mènent déjà des vols d’essai sur le C919 : le constructeur ne compte pas rester cantonné à son marché intérieur.

Des cadences modestes, un calendrier qui se resserre

Au sommet des gouvernements de Dubaï en février, Guillaume Faury décrivait déjà Comac comme un concurrent qui n’est « plus un rival lointain », fort de plus de 1 000 commandes revendiquées pour le C919. Les livraisons restent loin derrière, 12 appareils en 2024, mais l’objectif affiché grimpe à 150 avions par an en 2028. Le carnet chinois avoisinerait les 1 200 appareils, contre près de 8 000 chez l’européen : l’écart demeure immense, la trajectoire l’est moins.

La pression se lit désormais dans le calendrier d’Airbus lui-même : le successeur de l’A320 devrait être lancé d’ici 2030, et le prochain grand programme de Toulouse se décidera avec un concurrent de plus dans le rétroviseur.

View the original on 01net →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.