Ottawa met en demeure la maison mère américaine de l’aciérie Stelco
Le gouvernement canadien a envoyé une mise en demeure à Cleveland-Cliffs, la maison mère américaine de l’aciérie ontarienne Stelco afin que ces derniers justifient le licenciement de 500 employés de l’usine d’Hamilton récemment annoncée.
« Le fait d’investir au Canada comporte des obligations », affirme la ministre de l’Industrie du Canada, Mélanie Joly, dans une déclaration écrite. Elle y affirme que Cleveland-Cliffs n’a pas réussi à démontrer que les engagements pris par l’entreprise avant d’acquérir Stelco en 2024 étaient respectés en procédant aux mises à pied. « C’est inacceptable. »
Mme Joly de renchérir : « Aucun cas de force majeure ni aucun changement dans les conditions du marché ne peuvent libérer Cleveland-Cliffs de ses engagements. Ce n’est pas une option. »
Cleveland-Cliffs a 15 jours pour répondre à la mise en demeure ministérielle. « Toutes les options sont sur la table », a averti la ministre Joly, citant que « le processus judiciaire peut entraîner des pénalités monétaires, une ordonnance obligeant l’entreprise à se conformer à ses engagements ou une ordonnance de se départir de ses actifs canadiens ».
« Je suis disposée à m’entretenir avec Cleveland-Cliffs afin de trouver une solution. Mais soyons clairs : la compagnie doit protéger les emplois au Canada, défendre notre industrie de l’acier et veiller à ce que les engagements pris envers le Canada soient respectés », poursuit-elle avant de marteler : « Nous sommes prêts à utiliser tous les outils à notre disposition en vertu de la loi. »
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