Suède: Magdalena Andersson dans l'impasse pour former un nouveau gouvernement?

Un mois après des législatives remportées sur le fil par la gauche, la cheffe des sociaux-démocrates Magdalena Andersson a échoué ce 13 octobre, pour la seconde fois, à former un gouvernement. En cause, l'alliance formée par le centre gauche durant les élections, s'effrite, et les centristes refusent de gouverner avec la gauche radicale. Plusieurs scénarios s'offrent à présent à la Suède, avec le risque, en cas de désaccord, de devoir convoquer de nouvelles élections législatives.
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Magdalena Andersson a déjà échoué fin septembre dans sa première tentative de faire coexister au sein d'une même alliance les centristes et la gauche radicale de Suède, deux formations très éloignées l'une de l'autre. La cheffe des sociaux-démocrates compte avec ses alliés au parlement 176 sièges contre 173 pour la droite et l'extrême droite. Après son nouvel échec, Magdalena Andersson plaide pour le compromis.
« Il est vrai qu'aucun parti au Parlement suédois n'a obtenu la majorité absolue. Cela signifie également qu'aucun parti n'obtiendra exactement tout ce qu'il souhaite, mais chacun doit être prêt à faire des concessions », soutient-elle. Un message pour son bloc, le centre et la gauche radicale, qui refusent de gouverner ensemble.
Face à cette impasse, le Parlement vote jeudi 15 octobre pour déterminer si Magdalena Andersson peut devenir Première ministre avant qu'elle essaie à nouveau de composer un gouvernement. Elle risque toutefois de perdre ce vote, car son camp n'a obtenu que trois petits sièges de plus que la droite et l'extrême droite, et certains alliés pourraient lui tourner le dos.
La difficulté de dégager une majorité
Un autre leader de parti devra alors être désigné pour tenter de former un exécutif. Ce qui n'est pas gagné, pour Cyril Coulet, spécialiste des pays scandinaves, et ancien chercheur à l’Institut suédois des relations internationales.
« La donnée nouvelle, c'est le fait que l'extrême droite ait atteint un niveau trop élevé pour que le jeu politique se fasse sans elle », rappelle le spécialiste. « Dégager une majorité devient particulièrement complexe, et suppose qu'à un moment donné, des partis, des formations politiques qui ne pouvaient pas s'entendre doivent s'entendre sur une plateforme gouvernementale. »
Le Parlement dispose de quatre tentatives pour se mettre d'accord sur une candidature commune, avant que de nouvelles élections législatives soient convoquées – une perspective qui serait inédite, pour la Suède.
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