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Monday, September 14, 2026

Les indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais réaffirment un «droit à l'autodétermination»

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Les dirigeants écossais, gallois et nord-irlandais, réunis lundi 14 septembre à Cardiff, ont revendiqué leur « droit à l'autodétermination » dans une déclaration commune et affirmé que l'avenir de leurs nations était « dans l'Union européenne ». Aussi bien l'Écosse que le Pays de Galles et l'Irlande du Nord sont actuellement dirigés par des indépendantistes. Une situation inédite depuis l'installation d'institutions autonomes dans ces nations du Royaume-Uni en 1999.

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Ce lundi 14 septembre à Cardiff, le Premier ministre gallois, Rhun ap Iorwerth, le chef du parti Plaid Cymru, a accueilli John Swinney, le Premier ministre écossais et chef du Scottish National Party (SNP), Michelle O'Neill, la Première ministre nord-irlandaise et vice-présidente du Sinn Féin, et Mary Lou McDonald, la présidente du Sinn Féin.

« Nos nations ont le droit à l'autodétermination », est-il écrit dans l'accord signé par ces dirigeants. « Aucun gouvernement de Westminster n'a le droit de faire obstacle à la démocratie. Nous appelons le gouvernement britannique à préparer, planifier et faciliter les changements constitutionnels. » « Nous sommes convaincus que l'avenir de nos nations se trouve au sein de l'Union européenne », affirment également ces responsables, jugeant que le Brexit avait « porté préjudice » à l'économie de leurs nations.

Londres opposée au référendum

Les gouvernements britanniques successifs se sont toujours opposés à l'organisation de référendums sur l'indépendance depuis celui de 2014 en Écosse, au cours duquel 55 % des votants s'étaient prononcés contre l'indépendance. Et Downing Street a, la semaine dernière, fermé la porte à tout espoir d'un assouplissement de cette position.

La réunion à Cardiff, qualifiée d'« historique » par ces dirigeants, se déroule à un moment où Donald Trump a créé la surprise le week-end dernier, en jugeant qu'une unification de la République d'Irlande et de l'Irlande du Nord serait « fantastique ». « Cela finira par arriver », a estimé le président américain qui était de passage en Irlande.

Le Sinn Féin plaide pour un référendum d'ici à 2030. Pour Michelle O'Neill, les déclarations de Donald Trump montrent que « le débat sur l'unification est bien vivant et que les gens s'y intéressent activement désormais aussi (...) à l'échelle internationale ».

Downing Street n'a, pour l'instant, pas directement réagi aux déclarations de Donald Trump, renvoyant aux propos du Premier ministre britannique Andy Burnham qui avait récemment dit que ce n'était « pas d'actualité ». 

« Westminster ne fonctionne pas »

Lors d’une conférence de presse, les dirigeants rassemblés à Cardiff ont souligné que leurs nations avanceraient à leur rythme vers l'autodétermination. John Swinney a estimé qu'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse devrait avoir lieu dans les cinq prochaines années.

Au Pays de Galles, Rhun ap Iorwerth n'avait, lorsqu'il avait été élu en mai, fait de l'indépendance qu'un objectif lointain. Il n'a pas donné de date pour un éventuel référendum, disant « préférer laisser la question du calendrier entre les mains du peuple gallois ». Mais le constat « s'impose de plus en plus que Westminster (le pouvoir central, NDLR) ne fonctionne pas », a-t-il dit.

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