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Saturday, September 19, 2026

Yémen: l'OIM alerte à nouveau sur le nombre croissant de personnes déplacées

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Au Yémen, le nombre de personnes déplacées par les combats dépasse désormais les 104 000. L’Organisation internationale pour les migrations appelle à une action urgente, alors que les affrontements se poursuivent notamment sur la côte ouest. Les besoins humanitaires augmentent, tandis que les travailleurs humanitaires peinent à suivre le rythme des déplacements.

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Dès le début de l'offensive des Houthis, les humanitaires s'en alarmaient : un nombre toujours plus grand de déplacés se répandant en quelques heures à travers plusieurs provinces, rendant leur décompte et donc la réponse à leurs besoins complexes. Le rythme des déplacements dépasse les capacités de suivi des humanitaires souligne l'organisation. 

D'après le dernier décompte de l'OIM vendredi 18 septembre, désormais plus de 100 000 personnes ont été contraintes de fuir leur foyer. La région de Taiz concentre à elle seule 63 000 de ces personnes. 

Les familles fuient parfois de nuit, avec très peu d’affaires, s'alarme l'organisation onusienne. Celle-ci fournit des abris d’urgence, des articles de première nécessité, une aide alimentaire et des services de protection au Yémen, mais aussi en Afrique de l'autre côté du détroit de Bab el-Mandeb au cœur du conflit. 

L’Organisation appelle les donateurs à financer rapidement la réponse humanitaire, alors que de nouveaux déplacements sont attendus dans les prochains jours.

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À Djibouti, des camps de réfugiés saturés 

Le HCR alerte également sur la pression et l'afflux de réfugiés sur Djibouti, du fait de la recrudescence du conflit au Yémen. Le principal camp de réfugiés, au village Markazi, hébergeait déjà 5 000 personnes, des yéménites et des érythréens. Il est désormais passé du simple au double, indique cette agence onusienne. Dans la majorité, ce sont des femmes et des enfants.

Les capacités d'accueil du pays sont à la limite, constate Sandrine Desamours, la représentante résidente du HCR à Djibouti au micro de Polycarpe Essomba : « Actuellement, nous avons approximativement déjà 3 000 personnes ayant fui les conflits au Yémen. Nous avons beaucoup plus de femmes, d'enfants et d'adolescents. Dans le village de Markazi, où se trouvaient déjà des réfugiés yéménites, il y avait déjà à peu près 2 700 réfugiés yéménites, et 1 500 réfugiés érythréens. Avec l'arrivée de cette nouvelle vague de réfugiés, la capacité de Markazi se limite : en matière d'eau, d'assainissement, sans compter l'école et le centre de santé qui n'ont pas suffisamment de place. »

Ce camp de réfugiés a été construit pour accueillir 5 000 personnes et se trouve déjà presque au double de sa capacité : « Nous avons un énorme besoin d'appui pour pouvoir répondre à cette crise, conclut Sandrine Desamours. Si jamais la violence continue et empire, nous nous attendons à accueillir beaucoup plus de personnes. Donc, nous nous préparons, mais nous avons besoin d'appui. »

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