Le nouveau toit du Stade olympique bientôt hissé
Le Stade olympique verra bientôt son nouveau toit hissé en place alors que l’échéancier et le budget de sa modernisation intérieure se font toujours attendre.
Lancés en 2024, les travaux de remplacement du toit et de l’anneau technique du stade qui a accueilli les Jeux olympiques d’été de Montréal, il y 50 ans, respectent le budget et l’échéancier prévus, c’est-à-dire qu’ils seront terminés pour le printemps « et ne coûteront pas plus que 870 millions », a réitéré jeudi le vice-président à la modernisation et au remplacement de la toiture du Stade olympique au Parc olympique, Nadir Guenfoud.
Le gouvernement de la CAQ a annoncé, le mois de juillet dernier, que des travaux de modernisation de l’intérieur du stade seront aussi réalisés afin d’y faire revenir à l’année des équipes de sports professionnels, de grands spectacles et d’autres événements importants. On avait alors dit que cet autre chantier allait être achevé en même temps que le premier, mais qu’il fallait finaliser les dernières étapes de planifications et tenir le processus d’appel d’offres pour annoncer un budget et un échéancier précis.
Cette première étape n’est toujours pas terminée, a fait savoir Nadir Guenfoud lors d’une visite du chantier avec des journalistes. Mais on ne veut plus promettre que les travaux de modernisation intérieure seront parachevés en même temps que le reste. « On déterminera l’échéancier après avoir complété l’étape de planification », a répété le responsable du dossier.
On n’a pas voulu dire ce qui avait changé depuis la première annonce au début de l’été. On a noté qu’un nouveau gouvernement avait été élu. Mais on a tout de suite ajouté que « pendant la campagne électorale, on a entendu les différents partis se prononcer en faveur de la poursuite des travaux de modernisation ».
Le nouveau toit prêt à être hissé
Les travaux en cours arrivent à une étape symbolique importante. Construit, jusqu’à présent, au milieu de l’enceinte du stade, son nouveau toit rigide devrait être hissé en place vers la fin du mois prochain. Il faudra de sept à dix jours à six grosses tours de levage pour monter prudemment la structure de 3300 tonnes à 65 mètres du sol. Une fois qu’elle sera arrivée au milieu du nouvel anneau technique, on mettra environ trois mois à l’attacher et à l’ajuster aux 24 câbles qui le relieront au mât du stade.
Une fois en place, la coquille formée d’une structure d’acier recouverte d’une surface d’aluminium puis drapée de diverses membranes devra encore être fignolées et bordée d’un disque de verre d’une quinzaine de mètres de large qui laissera entrer la lumière.
Blanc, à l’intérieur et à l’extérieur, le nouveau toit fixe viendra avec un tablier et des membranes acoustiques qui devraient améliorer l’expérience sonore lors de spectacle. Plus de 1000 points d’ancrage y ont été prévus pour y accrocher jusqu’à 1200 tonnes de système d’éclairage, décors, rideaux et autres accessoires de spectacles.
Réalisé dans un « mode collaboratif » avec un consortium formé par les firmes québécoises Pomerleau et Canam, le projet a notamment dû trouver des moyens de contourner les difficultés soulevées par la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis, a rapporté Nadir Guenfoud.
« Beaucoup de demandes » pour le stade modernisé
Il est grand temps que le Stade olympique rejoigne les « standards contemporains », avaient fait valoir le Parc olympique et le gouvernement du Québec au moment d’annoncer sa modernisation intérieure cet été. Depuis, « mon téléphone n’arrête pas de sonner. Et il y a beaucoup, beaucoup de demandes », a déclaré jeudi François Dumontier, ancien grand patron du Grand Prix de Formule 1 à Montréal et aujourd’hui vice-président aux stratégies et à l’exploitation commerciale du Parc olympique.
On espère notamment pouvoir y accueillir des événements sportifs, à commencer par les matchs de football des Alouettes et de soccer du CF Montréal. On compte bien aussi devenir un arrêt obligatoire pour les grandes tournées de internationales, comme celle de la chanteuse Taylor Swift, qui a fait le bonheur de Toronto en 2024. Et puis, il pourrait y avoir tous ces grands salons et grandes foires commerciales.
Pour rendre les lieux plus attrayants, toutes les sections du bas formeraient désormais un rectangle où les gradins seraient rapprochés de l’éventuelle surface de jeu d’environ une trentaine de mètres. On compte également augmenter l’inclinaison des estrades pour rapprocher les spectateurs de l’action et améliorer leurs conditions d’écoute. Comme dans les autres stades modernes, on en profiterait également pour aménager des loges, des terrasses et des espaces ouverts prisés par la clientèle plus aisée.
Sauf événements spéciaux, cette nouvelle disposition ne se prêterait plus à un éventuel retour d’une équipe de baseball, a admis François Dumontier. La surface de jeu ne serait plus assez grande non plus pour y aménager une piste de course de 400 mètres, comme au temps des Jeux olympiques de Montréal.
Est-ce qu’on pourrait, quand même, en aménager une « à un autre endroit à l’intérieur du stade ? Peut-être », a-t-il ajouté pour ceux qui rêvent de grandes compétitions d’athlétisme ou même d’un retour des Jeux à Montréal, sans vouloir en dire plus.
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