Manifestations et échauffourées en Belgique : à la Chambre, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin partisan de la sévérité

Interpellé par les différents groupes politiques, le libéral a ciblé les "antifas" et extrémistes de gauche qui alimenteraient les tensions et inciteraient des jeunes à s’en prendre à des policiers, réclamé la sévérité face aux fauteurs de troubles, estimé qu’il fallait repenser la doctrine belge de maintien de l’ordre – fondée sur la notion de gestion partagée de l’espace public —, appelé à responsabiliser les parents, etc.
Il a assuré aussi qu’il prendrait contact avec les responsables du réseau Tik Tok accusé de véhiculer des messages séditieux. Et appelé à rendre publiques les images des incidents afin que les citoyens puissent aider la police à identifier les auteurs. "Je suis du côté des policiers, ils le savent, ils le sentent", a-t-il assuré. Ce qui s’est produit à Liège et Bruxelles est "inacceptable, scandaleux". "Les coupables doivent subir toute la sévérité de la loi : qui casse paie ! Basta !". À l’issue des troubles qui se sont produits, 79 policiers ont été blessés, 22 appartenant à la police fédérale et 57 aux polices locales.
Les coupables doivent subir toute la sévérité de la loi : qui casse paie ! Basta !
"Poudre aux yeux"
Le ministre MR ne s’est en revanche pas exprimé sur les violences policières dénoncées par des citoyens. "Le métier de policer est certainement le plus contrôlé du pays", a-t-il affirmé. Dans l’opposition, Rajae Maouane (Ecolo-Groen) a reproché au ministre de "jeter beaucoup de poudre aux yeux" dans ce débat. "J’attends maintenant votre solidarité avec les personnes qui ont subi des violences. Vous êtes le ministre de la sécurité de tous, y compris les enfants, les familles et les journalistes qui font leur travail. Vous n’avez pas eu un mot pour eux".
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