Le Dow Jones s’effondre alors que la panique gagne Wall Street avant le rapport NFP

Investing.com - Le a vécu jeudi sa pire séance depuis avril 2025. Il a chuté de 3,44 %, à 51 523,06 points, soit 1 833,06 points perdus. La veille, l’indice avait progressé de +3.03%, sa meilleure séance depuis avril 2025 également.
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Le reste de la cote américaine a été encore plus durement touché jeudi : le a plongé de 4,35 %, à 7 353,79 points, et le s’est effondré de 5,52 %, à 24 315 points. L’indice technologique entre ainsi en territoire de correction, à plus de 10 % sous son record du 6 octobre. Wall Street efface ainsi en une séance le rebond post-électoral de mercredi, et même davantage.
Aucune action du Dow Jones n’a terminé la séance dans le vert. A la baisse, a reculé de -9,29 %, de -7,62 % et de -6,37 %.
Soulignons que cette déroute trouve son origine dans le résultat des élections de mi-mandat. Les démocrates ont remporté la majorité dans les deux chambres du Congrès. Les investisseurs craignent donc un durcissement de la régulation de l’intelligence artificielle et un frein à la construction de centres de données. La gouverneure élue du Texas, Gina Hinojosa, a ainsi appelé à un moratoire sur tout nouveau projet de data center tant que des lois protégeant les citoyens n’auront pas été adoptées.
Les semi-conducteurs au cœur de la tempête
Les fabricants de puces ont été de loin les plus touchés. L’indice a chuté de 12,25 %, sa pire séance depuis mars 2020. Nvidia a effacé ses gains depuis le début de l’année et perdu plus de 400 milliards de dollars de capitalisation. et ont abandonné environ 17 %, et plus de 10 %. a ajouté à la pression avec une prévision trimestrielle décevante, qui a fait reculer le titre de plus de 9 %.
Au-delà de la question réglementaire, la séance traduit une remise en cause plus large du cycle d’investissement dans l’IA. Les résultats mitigés des grands groupes technologiques au troisième trimestre avaient déjà entamé la confiance des investisseurs dans la rentabilité de leurs dépenses massives. Au total, quelque 2 500 milliards de dollars de capitalisation ont été effacés sur la journée.
Par ailleurs, la baisse plus contenue du DJIA s’explique en partie par sa composition. L’indice, pondéré par les prix, compte moins de valeurs technologiques à forte croissance que le Nasdaq et a bénéficié de flux vers les secteurs défensifs. Ses membres exposés aux centres de données n’ont toutefois pas été épargnés, à l’image de Cisco et de Caterpillar, dont les équipements alimentent ces infrastructures.
Rappelons enfin que la Réserve fédérale a relevé ses taux de 25 points de base en septembre. Ses responsables n’excluent pas de nouvelles hausses si l’inflation reste persistante.
Le rapport NFP pourrait encore faire grimper la volatilité sur le Dow Jones ce vendredi
Ce vendredi, l’attention des investisseurs du Dow Jones se portera avant tout sur le rapport sur l’emploi (NFP) d’octobre, publié à 14h30, heure de Paris. Le consensus table sur 65 000 créations de postes, après 29 000 en septembre, et sur un taux de chômage stable à 4,2 %. Un chiffre solide donnerait davantage de marge à la Fed pour resserrer encore sa politique d’ici décembre.
Les marchés devront aussi digérer les mouvements extrêmes de la veille. La vague de ventes s’est propagée à l’Asie ce matin : le sud-coréen a plongé de plus de 8 % en début de séance, ce qui a déclenché une suspension des cotations, et le a cédé environ 6 %. À Paris, les valeurs françaises des semi-conducteurs seront scrutées après leur chute de jeudi : a perdu 9,33 % et 16,73 %.
Enfin, notons que le Dow Jones s’affiche en légère baisse sur les marchés à terme au moment de la rédaction de cet article, tandis que les contrats sur le S&P 500 et le Nasdaq progressent, n’excluant pas une ouverture hésitante à Wall Street ce vendredi.
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