L’enquête concernant l’agression d’une candidate de Miss Belgique classée sans suite

Les faits se seraient déroulés lors de la préparation du concours. Comme le révèle notre enquête RTBF, une finaliste de l’époque aurait subi des attouchements de la part du coorganisateur du concours, Guy D’hooghe, lors de deux répétitions. Ce dernier aurait également formulé des remarques à connotation sexuelle.
La plaignante a déposé plainte contre l’homme dans sa propre région, mais l’enquête a été transférée en Flandre occidentale en raison du lieu de domicile de l’intéressé. Le parquet avait confirmé le 23 février qu’une enquête avait bien été ouverte pour des faits d’atteinte à l’intégrité sexuelle.
L’enquête est désormais terminée et le ministère public a décidé de classer l’affaire sans suite, faute d’éléments probants suffisants pour lancer des poursuites. Contacté par la RTBF, le parquet indique "ne pas donner davantage de détails sur le dossier afin de protéger le secret de l’instruction". Il ajoute par la même occasion qu’aucune nouvelle plainte pour des faits similaires n’a été déposée contre le concours Miss Belgique ou l’un de ses organisateurs.
La plaignante découvre le classement sans suite via la presse
Contactée par la RTBF afin de réagir à ce classement sans suite, l’ex-candidate Miss Belgique à l’origine de la plainte nous indique "avoir été complètement bouleversée d’apprendre ce classement sans suite au travers des médias. Je n’ai reçu un mail du parquet qu’après la publication dans l’information dans la presse afin de m’informer qu’ils ne remettaient pas en cause ma parole et qu’un soutien aux victimes était possible".
La plaignante indique également que ces avocats n’avaient pas non plus été avertis de ce classement sans suite par le parquet : "Ils ont essayé de contacter le parquet cette semaine pour en savoir davantage puisqu’ils n’avaient pas non plus été informés", indique l’ex-candidate.
La plaignante affirme ne pas avoir été contactée par la justice dans le cadre de l’enquête : "Je suis aussi très étonnée de savoir qu’on n’a même pas pris la peine de m’interroger, moi, première concernée sur l’histoire", regrette-t-elle. "J’avais également donné le nom de plusieurs témoins des actes que je dénonçais et je ne sais pas si ces personnes ont été interrogées ou non", ajoute-t-elle. Notre enquête mettait d’ailleurs en lumière que quatre autres miss disent avoir été témoins des faits.
Le comité Miss Belgique réagit
Contactée par la RTBF, la présidente du comité Miss Belgique, Darline Devos, indique ne pas être surprise de la décision du parquet de classer le dossier sans suite : "Cette issue ne me surprend pas. Nous avons toujours eu confiance en la justice et lui avons apporté notre entière coopération. Cela montre que la confiance que j'accorde à mes collaborateurs est justifiée", affirme-t-elle.
Guy D’hooghe, visé par les accusations, n’a pas donné suite à nos demandes d’interviews.
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