Centres d'arnaque en Birmanie: la Chine condamne à mort trois membres de gang

La justice chinoise a condamné ce 13 octobre à la peine capitale trois membres d’un puissant gang pour des activités de cyberfraude à grande échelle, trafic de drogue, prostitution et homicides commis dans la région de Kokang, frontalière de la Chine. Ces peines sévères s’inscrivent dans une campagne très médiatisée en Chine contre ces réseaux frontaliers qui portent préjudice notamment à des citoyens chinois.
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Le verdict de la justice chinoise est sévère et vise à servir d’exemple. Trois personnes présentées comme des cadres du gang dit « de la famille Wei », Wei Huairen, Chen Dawei et Liao Jingfang, ont été condamnées à mort, trois autres personnes ont écopé de la réclusion à perpétuité et 55 autres coaccusés ont reçu des peines allant de 39 mois à 24 ans de prison.
Selon le tribunal populaire de Quanzhou, dans le sud-est de la Chine, le réseau se livrait à des fraudes téléphoniques et en ligne, la tenue de maisons de jeu clandestines, l’extorsion, le proxénétisme et le trafic de drogue dans la région birmane de Kokang. Préjudice estimé pour les victimes : 1,6 milliard d’euros, ainsi que des homicides commis notamment contre des citoyens chinois.
Des suspects remis aux autorités chinoises en 2024
Arrêtés en Birmanie, Wei Huairen et Chen Dawei avaient été remis aux autorités chinoises en 2024. La nationalité des accusés n'a pas été précisée. Des cas très médiatisés de Chinois exploités dans les centres d'arnaques ont incité ces dernières années la Chine, alliée et fournisseur d'armes de la junte birmane, à accroître la pression sur celle-ci et à renforcer la coopération avec les pays d'Asie du Sud-Est contre ce fléau.
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Les centres d'arnaque en ligne, sous la coupe de gangs transnationaux, prolifèrent en Asie du Sud-Est et notamment en Birmanie, où les criminels profitent de la guerre civile qui fait rage depuis le coup d'État du 1er février 2021. Ces gangs soutirent chaque année des milliards d'euros à des internautes du monde entier, dont beaucoup de Chinois.
Les centres d’arnaques employaient une main-d'œuvre captive, des milliers de Chinois, victimes ou fraudeurs supposés, qui ont depuis été rapatriés. Le clan Wei est considéré par les analystes comme l’une des quatre grandes familles à la tête de groupes criminels liés à des milices et au pouvoir local dans le Kokang.
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