Le Dow Jones recule, taux à 30 ans au plus haut depuis 2002 avant le PIB et le PCE

Investing.com - Le a terminé la séance de mardi sur un repli de 0,26%, à 51.349,92 points. La tendance a été identique sur le reste de la cote américaine, mais dans des proportions moindres. Le a cédé 0,17%, à 7.670,84 points. Le a limité son recul à 0,09%, à 26.797,54 points, soutenu par la bonne tenue des semi-conducteurs.
Vous choisissez toujours vos actions "à la main" ?
Rejoignez la révolution InvestingPro et obtenez des outils boursiers qui ont changé la vie de milliers d’investisseurs
Parmi les actions du Dow Jones, c'est qui a le plus progressé, à +1,78%, suivie d', à +1,32%, et de , à +0,82%. A la baisse, a reculé de -2,66%, de -1,78% et de -1,61%. Les valeurs industrielles ont donc résisté. Notons que dans un indice pondéré par les prix comme le DJIA, le recul de plus de 2,5% d'Apple a mécaniquement pesé sur la performance d'ensemble.
Les taux longs et le moral des ménages pèsent sur le Dow Jones
Soulignons que le repli du Dow Jones s'explique avant tout par la poursuite de la tension sur le marché obligataire. Le rendement des emprunts du Trésor américain à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2002. Cette remontée des taux longs renchérit le coût du capital et pèse sur la valorisation des actions, dans un marché qui évolue déjà à des niveaux élevés.
96,24
▲+0,08(+0,08%)
En Temps Réel··USD
Par ailleurs, les statistiques publiées mardi n'ont pas rassuré. Le moral des consommateurs américains est tombé en septembre à son plus bas niveau depuis douze ans, principalement en raison des inquiétudes liées au coût de la vie. Or, la consommation reste le principal moteur de la croissance américaine. Tout signe de fatigue des ménages pèse donc sur les perspectives des grandes enseignes, dont plusieurs figurent au sein du DJIA.
Au-delà des données macroéconomiques, la Réserve fédérale est restée au centre des attentions. En fin de séance, John Williams, président de la Fed de New York, a estimé qu'il n'y avait aucune urgence à modifier de nouveau la politique monétaire après la hausse de taux de septembre. Selon lui, la banque centrale dispose désormais de temps pour évaluer les prochaines données. Ces propos ont permis aux indices d'effacer une partie de leurs pertes. D'après l'outil CME FedWatch, les investisseurs sont aussi devenus moins certains d'un nouveau resserrement dès la réunion de fin octobre.
Rappelons enfin que la fermeté des cours du pétrole ces derniers jours complique l'équation pour la Fed. Elle se trouve prise entre des ménages qui montrent des signes d'essoufflement et des pressions inflationnistes qui ne refluent pas.
Une impressionnante salve de statistiques US pourrait chambouler Wall Street ce mercredi
Ce mercredi, l'attention des investisseurs du Dow Jones se portera sur une journée macroéconomique particulièrement chargée, qui coïncide avec la dernière séance du trimestre.
Au programme figurent le rapport ADP sur l'emploi privé, une estimation du PIB américain et l'indice PMI de Chicago. Surtout, les marchés attendent l'indice des prix PCE, la jauge d'inflation privilégiée par la Fed. Ces publications seront décisives pour les anticipations de politique monétaire, à deux jours du rapport officiel sur l'emploi de septembre attendu vendredi.
Enfin, notons que le Dow Jones et les autres indices US s'affichent en hausse sur les marchés à terme au moment de la rédaction de cet article, suggérant une ouverture positive à Wall Street ce mercredi.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.