Déraillement d’un train régional en Normandie : un morceau de rail présent sur la voie pourrait être à l’origine de l’accident

"A ce stade, aucun élément ne permet d’évoquer un acte de malveillance commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un attentat", a souligné le procureur de Rouen, Sébastien Gallois.
Un morceau de rail présent sur la voie pourrait être à l’origine de l’accident, dans lequel une jeune femme de 18 ans a été gravement blessée, selon le parquet. Cependant, les causes de la présence de cet objet restent pour l’instant "inconnues" et l’enquête se poursuit, a-t-on précisé de même source. Principale victime de l’accident, la jeune femme est "toujours hospitalisée, mais les craintes pour sa vie ou une infirmité grave sont maintenant écartées", a rassuré samedi soir Sébastien Gallois.
Samedi, en milieu d’après-midi, "trois autres personnes étaient hospitalisées, sans gravité", a-t-il indiqué. Les autres blessés ont pu regagner leur domicile.
Le déraillement du TER, qui assurait la liaison Rouen-Caen, s’est produit entre les gares de Tourville et d’Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon (Seine-Maritime), au sud de Rouen, vendredi vers 19h45. Le convoi de deux rames transportait 186 personnes. D’importants moyens de secours avaient été mobilisés vendredi soir, avec 130 pompiers, cinq équipes médicales et 80 véhicules. Selon la maire de Cléon, dont la municipalité a accueilli durant la nuit des passagers du train accidenté, les victimes étaient "en état de choc, parce que ça a été violent". "Les vitres des rames qui sont restées debout ont cassé, et avec la vitesse, il y a des cailloux qui sont rentrés à l’intérieur des rames", a déclaré à l’AFP Mélanie Delacour.
La circulation ferroviaire, interrompue vendredi soir sur les lignes Paris-Rouen et Rouen-Amiens, a été rétablie, avait annoncé samedi matin un porte-parole de SNCF Réseau.
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